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Auto-moto – La Honda CB500, une moto increvable

Parmi les motos les plus solides de tous les temps figure la Honda CB500. En particulier, le modèle produit entre 1993 et 2003, surnommé « la petite reine », est renommé.

La CB500 1993-2003 peut se targuer d’une longévité à toute épreuve.

Fiabilité et robustesse. Ces deux qualités ont fait la renommée de la Honda CB500 édition produite entre 1993 et 2003. Rares sont les motos capables de dépasser les 200 000 kilomètres sans aucune casse. Le roadster fait partie de celles-ci.
Nous avons rencontré un possesseur de ce modèle légendaire, Jaquelin Harimalala Raharijao dit Doudou, motard chevronné, formateur en conduite de deux-roues et directeur de l’auto-école AEI « D » à Tsiazotafo, qui ne jure que par sa japonaise.
« Elle est vraiment solide. Que l’on roule sur asphalte ou sur des pistes en terre, elle encaisse toujours très bien. Je n’ai jamais eu à réparer quoi que ce soit. J’ai seulement remplacé les consommables, comme les plaquettes de frein, et bien évidemment j’ai procédé aux vidanges périodiques », souligne-t-il. Aucun souci à se faire en quelque sorte, à part le changement des pièces d’usure normale.
La japonaise est surnommée « la petite reine ». Elle est connue dans le monde entier pour sa longévité. Celle de Jaquelin, notamment, a bouclé 190 000 kilomètres depuis sa sortie de l’usine en 1998, c’est-à-dire il y a vingt ans.

La CB500X est équipée d’une grande bulle protège-vent.

Duo gagnant
La CB500 est la parfaite illustration du savoir-faire nippon. Montée autour d’un cadre double berceau en acier, elle est équipée d’un moteur de 499 cm3, quatre temps, double arbre à cames en tête, quatre soupapes. Le bicylindre en ligne, alimenté par carburateurs, développe 58 chevaux. Il est couplé à une boîte de vitesses à six rapports. D’un point de vue purement technique, « la petite reine » était à la pointe de la technologie lors de son lancement en 1993. À ces performances, les Japonais ont rajouté la fiabilité. Un duo gagnant qui a permis à Honda d’étendre sa notoriété et de conquérir plus de parts de marché.
On ne peut mentionner Honda sans évoquer la Hornet, une autre bécane légendaire du constructeur nippon. La production de cette dernière a été arrêtée en 2014. La CB500, quant à elle, est toujours là. Renouvelée à maintes reprises, elle reste disponible au catalogue. Sa carrière est loin d’être terminée. Il est possible de choisir entre plusieurs versions, sportive, trail, ou roadster pour la dernière génération sortie il y a quelques mois.

L’inscription CB500 est visible à l’arrière de la moto.

Versions – Le millésime 2018 disponible en trail et en roadster

La nouvelle CB500 est proposée en concession depuis le début du mois de juillet, chez Madauto Andraharo, importateur de Honda à Madagascar. D’un côté, la version roadster, dénommée CB500F. Et de l’autre, la version trail, dénommée CB500X.
Concernant la version sportive, la CBR500R, elle est disponible uniquement sur commande. Ce millésime 2018 est équipé d’un bicylindre en ligne DOCH de 471 cm3. Il développe 48 chevaux, sur une courbe de puissance linéaire. Autant la F que la X, elles partagent le même moteur, le même cadre de type Diamant, les mêmes suspensions réglables, ainsi que plusieurs autres éléments. À bord, l’instrumentation est entièrement électronique, comme sur toutes les motos de dernière génération.

Grande bulle
La CB500F se démarque par une silhouette de mini Hornet. Elle adopte un style de streetfighter. On apprécie le choix de la couleur bronze pour les carters moteur, qui apporte une touche de sportivité. Avec des lignes plus affûtées, une signature lumineuse full LED et une finition nickel, elle est bien plus valorisante.
De son côté, le trail se dote d’un carénage plus imposant au niveau de la tête de fourche, ainsi qu’une bulle de protection. À l’arrière, elle bénéficie de poignées pour passager. On apprécie les bandes latérales façon empreintes de pneu, qui lui confèrent un style plus dynamique. Bien évidemment, la position de conduite diffère, avec un confort accru. La bulle protège bien le haut du corps. De quoi avaler les kilomètres sans souci. Notons que la selle est plus haute de 25 mm par rapport à celle du roadster, soit 810 mm au lieu de 785 mm. Le poids augmente également, 196 kg contre 192 kg pour le roadster.
Avec ces deux variantes, Honda ratisse un public plus large. La CB500F se tourne plus vers les jeunes, adeptes des balades dominicales. Quant à la CB500X, elle s’adresse aux motards plus âgés. Elle se veut plus polyvalente et se destine surtout aux longs trips en province.

Jaquelin est conquis
par sa Honda CB500.

Jaquelin Harimalala Raharijao, dit Doudou

« Je n’ai jamais peur d’un éventuel pépin »

Quand avez-vous acquis votre CB500 ?
Elle appartenait à un ami à l’étranger, qui l’avait achetée neuve. Je l’ai reprise, par la suite, en 2013, avec 136 000 km à son compteur. En cinq ans, le kilométrage est passé à 190 000 km. Je sors souvent d’Antananarivo, notamment dans le cadre de mon travail de formateur en conduite de deux-roues. Au niveau puissance, elle me satisfait. Elle est également bien maniable, même dans les embouteillages. La position de conduite n’est pas du tout fatigante. C’est une moto très pratique.

Avez-vous une affection particulière à son endroit ?
Oui, effectivement. On m’a déjà proposé un échange, mais j’ai refusé. Elle convient parfaitement à mes besoins. Au guidon de cette moto, je n’ai jamais peur d’un éventuel pépin mécanique. Même là, tout de suite, si on décide de partir en province, il suffit de faire la vidange et elle sera prête à prendre la route. J’ai 54 ans actuellement. Je roule à moto depuis l’âge de neuf ans. J’ai déjà possédé plusieurs machines. Mais j’apprécie surtout les motos robustes, d’où mon attachement à ma CB500, montée notamment sur deux amortisseurs latéraux très solides à l’arrière, et qui bénéficie d’un moteur dont la conception est une franche réussite.

Le millésime 2018 est disponible en version trail.

Une aventure lancée en 1971

La toute première CB500 est sortie en 1971. Elle était dénommée CB500 Four. Comme son nom l’indique, elle était équipée d’un moteur quatre-cylindres en ligne. Par la suite, Honda a tout chamboulé, avec la CB500T, poussée par un bloc bicylindre. Depuis, la marque japonaise a gardé la même recette. Sur la CB500 produite entre 1993 et 2003, la plus célèbre jusqu’à aujourd’hui, on a toujours affaire à un bicylindre. Idem pour la CBF500 de 2004. En 2013, Honda a de nouveau changé son fusil d’épaule. A partir de cette année, la CB500 a été proposée en trois versions : roadster, sportive et trail.

Outre la version trail, il existe également une version roadster.

 

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