Secteur minier
La reprise de l'octroi de permis en vue
Ny Fanja Rakotomalala, président de la Chambre des Mines (Photo Mamy Mael)
Le ministère des Mines envisage de reprendre la délivrance de permis miniers. Les nouvelles demandes ne seront cependant pas considérées.
Une lueur d'espoir pour les investisseurs miniers. Le ministère des Mines entend reprendre la délivrance de permis minier. Des études sont actuellement effectuées sur les demandes déposées auprès de ce département ministériel. Cette mesure ne concernera cependant que les demandes de transfert et les transformations, à l'exemple d'un permis de recherche vers un permis d'exploitation. « Nous sommes en train de réaliser des études sur les dossiers existants. Toutefois, il est à souligner que les demandes de transfert et de transformation seront seules considérées », souligne un haut responsable auprès du ministère des Mines, vendredi au Carlton, en marge de la présentation officielle de la nouvelle cartographie géologique du Sud de Madagascar.
Chamboulement
La suspension de la délivrance de permis, notamment pour ces deux options à savoir le transfert, la transformation et le renouvellement en même temps que pour les nouvelles demandes, a été déjà soulevée par les opérateurs miniers regroupés au sein de la Chambre des Mines, en partenariat avec l'Association professionnelle des pétroliers amont de la Grande Ile. Ils ont fait part aux représentants du ministère des obstacles auxquels ils doivent faire face et les inconvénients de cette disposition en vigueur depuis plus de deux ans. « Les
calendriers d'activité ont été chamboulés pour certaines compagnies. Certaines auraient dû commencer l'exploitation, d'autres sur le point de prendre la décision d'investissement ont été pénalisées par cette mesure », indique Ny Fanja Rakotomalala, président de la Chambre des mines à l'issue d'une table ronde tenue au mois de décembre à Ankorondrano. « Nous n'avons pas de chiffres exacts à avancer, car toutes les industries minières ne sont pas représentées dans la Chambre des mines. Par contre, d'une manière générale, nous savons que certaines compagnies ont dû suspendre leurs activités », poursuit ce responsable.
Les opérateurs miniers concernés par ces types de permis devraient donc pousser un ouf de soulagement, alors que les nouveaux investisseurs souhaitant intégrer le secteur devront patienter. La reprise de l'octroi de nouveaux permis n'est pas encore évoquée. En tout cas, les demandes à considérer sont nombreuses. Au mois de septembre 2011, le ministère des Mines et des Hydrocarbures a révélé l'existence de 700 demandes de nouveaux permis miniers en attente de signature.
Lantoniaina Razafindramiadana
Lundi 30 janvier 2012