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SADC
Réunion au Sommet à Pretoria
Ravalomanana discutant avec un journaliste à bord du vol Airlink (Photo Afp)
La HAT a proposé l'envoi d'un avion spécial, pour ramener de l’Afrique du Sud l’ancien Président. La Troïka de la SADC a réagi.
Le régime aurait du mal à gérer la situation malgré sa profonde détermination à mettre la main sur Marc Ravalomanana. Le jour même du retour inachevé de l'ancien président de la République en exil en Afrique du Sud, au pays, samedi, la présidence de la Haute autorité de la transition (HAT) a lancé une autre approche afin de pouvoir le traduire devant la Justice malgache. Elle a voulu engager des négociations auprès des autorités sud-africaines, comme c'était le cas en octobre 2011.
« Les autorités malgaches souhaitent envoyer un avion spécial à Johannesburg pour ramener monsieur Marc Ravalomanana afin qu'il soit présenté devant la Justice malgache. Les démarches y afférentes vont ainsi immédiatement être entamées auprès du gouvernement sud-africain », a mentionné un communiqué de la présidence de la HAT, diffusé tard, samedi. Une alternative prônée par Ambohi­tsorohitra pour mener à bien la poursuite judiciaire contre l'ancien Président.
Joint au téléphone, le général Richard Ravalomanana, commandant de la Circons­cription régionale de la gendarmerie nationale, qui avait déclaré l'envoi d'une équipe de militaires et de policiers pour extirper Marc Ravalo­manana d’Afrique du Sud, a avancé hier « la reprise des négociations avec les autorités sud-africaines » en faveur d'une mission de la police judiciaire pour l'amener à Madagascar.
Une rencontre d'urgence
La Troïka (Organe chargé de la coopération en matière de politique, de défense et de sécurité) de la Commu­nauté de développement d'Afrique australe (SADC) aurait déjà réagi sur la proposition de la HAT. Le bloc régional a ainsi convié le président de la HAT, Andry Rajoelina, le ministre des Affaires étrangères, Pierrot Rajaonarivelo, les anciens présidents, Marc Ravaloma­nana et Albert Zafy, ainsi que le chef de délégation de la mouvance Ravalomanana, Mamy Rakotoarivelo, ou leurs représentants, à se rendre en Afrique du Sud en vue d’une rencontre urgente, cet après-midi, à Pretoria. Des indiscrétions ont confié un éventuel refus de l'invitation de la SADC par la Présidence de la HAT si la réunion en question porte sur d'autres sujets que l'envoi d'un avion spécial.
Du côté de la mouvance Ravalomanana, maître Hanitra Razafimanantsoa a soulevé un manque de maturité chez les dirigeants, affirmant que ces derniers viennent d’ interdire Marc Ravalomanana à rentrer au pays, alors qu'ils veulent actuellement affréter un avion pour le chercher en Afrique du Sud.
En fait, la contradiction s'est déjà manifestée entre la HAT et les trois mouvances alliées à propos du facteur qui a contraint l'avion de Marc Ravalomanana à retourner en Afrique du Sud. AIvato samedi, Mamy Rakotoarivelo a parlé d'un Notam (Notice to airmen) ordonné par le président de la HAT, une copie de la décision à la main. Une affirmation démentie par le ministre de la Communication, Harry Laurent Rahajason.

Projet d'arrestation à Morondava
La présidence de la Haute autorité de la transition a stipulé que, au vue des risques de troubles certains, générés par les partisans de Marc Ravalomanana face à des éléments des Forces de l'ordre déterminés à maintenir l'ordre public dans les environs de l'aéroport international d'Ivato, il a été indiqué à la Compagnie aérienne Airlink d'atterrir à l'aéroport de Morondava pour permettre les autorités de police judiciaire d'exécuter le mandat d'arrêt contre l'ancien Président.
Le général Richard Ravalomanana, commandant de la Circonscription régionale de la gendarmerie nationale d'Antananarivo a confié, à ce sujet, que des dispositifs adéquats ont été mis en place à Morondava, depuis jeudi.



Fano Rakotondrazaka
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  • delatte : [ 23 janvier 2012 à 17h:37 ] La communauté internationale et plus particulièrement la SADC, se doivent d'honorer la "feuille de route" et en raison de sa lettre accepter de remettre l'ancien président démissionnaire aux autorités judiciaires compétentes rationae loci. A défaut ils se rendent complices d'un présumé délinquant de délits de droit commun. Des Etats qui se disent de "Droit" doivent permettre au juge et à lui seul de dire le droit, ils lui appartient soit à prononcer un non lieu si les faits reprochés ne sont pas avérés et dans le cas contraire de distinguer les agissements "politiques" des crimes et délits de droit commun et prononcer les sanctions prévues par le législateur malagazy. En toute occurrence la circonstance de disposer d'une fonction politique au moment des faits ne peut permettre la requalification en infractions "politiques" des délits ou crimes de droit commun! Alain
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