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Musique
Moajia sur une scène plus grande
Le groupe Moajia, à l’image de son style musical, arbore un style totalement libre (Photo Hery Rakotondrazaka)
Après le CGM, c'est à l'IFM que Moajia fera ses preuves. D'année en année, ce jeune groupe de free roots crée la surprise.
La voix soul de Jiaary s'échappe de la salle rouge de l'IFM (désormais blanche). Depuis quelques heures, Moajia y fait sa répétition. « C'est un grand rendez-vous, il faut bien s'y préparer » laisse entendre Njaka, le percussionniste du groupe.
L'ambiance est plutôt décontractée. Les musiciens ne se mettent pas trop la pression. Tout se fait au feeling. Njaka donne le top, après quelques coups sur ses congas, et la musique embarque toute la salle, dans un tout autre univers. Dans Asio dona kely, le groupe révèle son talent dans les musiques de films. Dans un bref début, le groupe impose avec brio une ambiance qui entretient le mystère et le suspense, laquelle aboutit sur une belle ballade entraînante.
Style libre
Entre les titres, les musiciens discutent, commentent et s'autocritiquent, en quête d'une certaine authenticité. Car le style de Moajia est en perpétuelle construction et le free roots ne renvoie pas un style précis. « Nous évoluons dans un style libre mais puisons nos inspirations dans des styles déjà enracinés, comme le jazz, le blues... », précise Njaka.
Dans Meva et Zavona, les diverses influences se révèlent, puisées dans les groupes phares des années 60-70-80-90, de Beatles à James Taylor en passant par les nationaux SDF, Nicolas Vatomanga, Vahombey ou encore Bekoto. Si Jiaary assure jusqu'ici l'écriture et la composition du groupe, le reste du groupe apporte ses touches personnelles. Et c'est ce qui fait la richesse et la fraîcheur de ce style résolument contemporain.
La création du groupe remonte à 2002. Ils sont une bande de copains qui partageaient depuis longtemps la passion de la musique. Ce n'est qu'en 2006 que le groupe a fait sa première entrée en scène, lors du Habaka Ankisaôma d'Ariry Andria­moratsiresy. Progressivement, le groupe a tissé ses toiles. De cabaret en cabaret, sa réputation se construit. Et pas à pas, son public s'agrandit. Après le CGM en 2011, c'est la scène de l'IFM qui l'accueillera le vendredi 10 février à 19 heures.

Domoina Ratsara
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