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- D'habitude, on pense automatiquement aux impôts et aux redevances qu'Ambatovy va payer au Gouvernement. Bien entendu, il y a cela. Mais, il ne faut pas oublier les autres retombées, aussi importantes les unes que les autres, dont les contrats concédés à environ 200 entreprises locales, d'un montant global de plus de 1,2 milliards de dollars, soit plus de 2 400 milliards Ariary, la création d'emplois, plus de 15.000 (emplois directs) lors de la phase de construction et environ 6.000 durant la phase de production. Des infrastructures comme les routes, les chemins de fer, une aire de stationnement des marchés, ou encore la rallonge de la mole B du port de Toamasina ont été construits. Le nickel sera l'un des plus importants produits d'exportation de Madagascar, sinon le premier facteur de rentrée de devises étrangères.
• Peut-on préciser le montant des redevances payées par Ambatovy lors de l'exploitation ?- Ce sera au moins plusieurs dizaines de millions de dollars par an et beaucoup plus d'un milliard de dollars sur l'ensemble des 30 ans. Il ne s'agit pas de forfait mais d'un montant évalué à partir du mode de calcul et du taux fixé par le Code Minier, la Loi sur les Grands Investissements Miniers (LGIM) à laquelle Ambatovy est éligible, et sur la base des cours de nickel et de cobalt sur le marché mondial, entre autres variables. Ambatovy n'est pas le fruit d'une négociation de contrat. Il concrétise ses contributions directes dans le cadre de cette loi établie par l'État malgache en coopération avec des institutions internationales telle que la Banque Mondiale.
• Toujours dans le cadre de ces retombées socio-économiques, y-a-t-il d'autres spécificités inhérentes à Ambatovy ?- Ambatovy effectuera à Madagascar même le raffinage du nickel et du cobalt. C'est un choix ou plutôt un engagement assez inhabituel en Afrique subsaharienne. Ce procédé profite à l'économie malgache grâce aux valeurs ajoutées qu'il apporte. Il faut aussi mentionner le transfert de technologie et de compétence au bénéfice des travailleurs nationaux. Dans notre politique de maximisation des retombées, nous prônons aussi l' « achat local, emploi local », traduisant nos efforts particuliers d'appui aux petites et moyennes entreprises malgaches pour qu'elles puissent être capables de remplir les conditions et les normes en vigueur à Ambatovy. Elles ont reçu 4 000 heures de tutorat et 5 700 heures de formations techniques. Et déjà 2 000 entreprises sont enregistrées dans une base de données à laquelle Ambatovy et ses sous-traitants se réfèrent.
• Certains pensent que la démobilisation des employés qui ont contribué à la phase de construction du projet pourra créer une crise sociale. Comment éviter une telle situation ?- Nous avons pensé à ces travailleurs. Nous les soutenons par le programme Appui et Initiatives pour le Démobilisés (AIDE), par l'octroi d'une indemnité mensuelle, pour une période et un montant bien définis, selon leur situation d'ancienneté et leur catégorie professionnelle. Une marque de reconnaissance de notre part et un soutien avant qu'ils n'aient trouvé une autre source de revenus. A cent pour cent, Ambatovy n'est peut-être pas parfait. Mais nous fournissons un effort considérable de transparence et d'honnêteté pour contribuer au développement socio-économique de Madagascar. Nous sommes là pour environ 30 ans. Notre challenge est de toujours améliorer, en collaboration et en consultation avec la communauté, avec une vision à long terme.
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Puisque la liberté de la presse découle de deux droits humains fondamentaux, la liberté d’expression et le droit à l’information, elle nous donne des droits. Droits que nous ne saurons séparer des devoirs et responsabilités inhérents à la profession du journaliste. Le respect des droits d’autrui, les valeurs démocratiques, l’ordre public et le bien-être général sont les seules limites que nous nous imposons. Le code de déontologie du Groupe L’Express de Madagascar que nous présentons aujourd’hui, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, définit les grandes lignes des principes que nous nous efforçons de respecter dans l’exercice de notre métier.