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Cet événement est à l'initiative de Marie-Michèle Razafintsalama, éditrice et actuelle présidente d'Afrilivres, une association créée en 2002 à Dakar par quelques éditeurs africains francophones en collaboration avec Africultures et l'Alliance des éditeurs indépendants qui a pour mission de défendre les intérêts de l'édition en Afrique.
« L'Alliance internationale des éditeurs indépendants, pour une autre mondialisation, a participé activement à la promotion et à la diffusion du terme Bibliodiversité. La journée internationale de la bibliodiversité est célébrée dans le réseau hispanophone depuis 2010. Cette année, elle est célébrée par tous les réseaux linguistiques de l'Alliance. Madagascar a participé modestement à cette journée en lançant l'action le Lâcher du livre » précise l'éditrice.
A Madagascar, la diversité dans la production n'est pas encore une réalité. Sur les 1028 ouvrages répertoriés dans l'annuaire du livre malgache. 38% sont des livres religieux. 24% des manuels scolaires. 14% des livres techniques. Les livres pour enfants représentent seulement 11,5% soit 116 titres. Ces quelques chiffres donnent un aperçu de la pauvreté de la publication en malgache et ramènent au grand jour les difficultés que traverse depuis quelques années le milieu éditorial.
Journée Internationale de la Bibliodiversité
« Concernant la raison d'être et les objectifs de la bibliodiversité, il est important de rappeler que les éditeurs indépendants sont les agents premiers de la bibliodiversité. Ils prennent des risques pour éditer des livres en dehors » des sentiers battus, et défendent une certaine vision de l'édition, différente des phénomènes de concentration et de financiarisation qui sont à l'œuvre dans le monde.
La bibliodiversité représente ainsi cette diversité de titres, cette richesse et curiosité des livres publiés et s'entend avant tout d'un point de vue « qualitatif » - à l'inverse d'une approche « quantitative » (livres « formatés » tous les mêmes, prédation des marchés, etc.). La bibliodiversité à Madagascar passe certainement aussi par l'édition en langue nationale mais aussi par la réappropriation des marchés scolaires par les éditeurs malgaches (et non par les grands groupes étrangers). La bibliodiversité est donc cet ensemble que défendent les éditeurs indépendants, et la Journée internationale de la bibliodiversité (Jour B) en est une incarnation, un Jour pour le public, pour faire connaître cette notion de « bibliodiversité », pour la populariser » explique Laurence Hugues, directrice de l'Alliance internationale des éditeurs indépendants.
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Puisque la liberté de la presse découle de deux droits humains fondamentaux, la liberté d’expression et le droit à l’information, elle nous donne des droits. Droits que nous ne saurons séparer des devoirs et responsabilités inhérents à la profession du journaliste. Le respect des droits d’autrui, les valeurs démocratiques, l’ordre public et le bien-être général sont les seules limites que nous nous imposons. Le code de déontologie du Groupe L’Express de Madagascar que nous présentons aujourd’hui, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, définit les grandes lignes des principes que nous nous efforçons de respecter dans l’exercice de notre métier.