Internet
Madagascar s’initie à la publicité en ligne
(De g. à dr.) Gaetan Godart, Antoine d'Apremont Lynden, Mbola Andrianantoandro, general manager Blue2purple Madagascar, Mahery Andrianasolo, general manager de Groupe Media Madagascar sont confiants quant à la réussite de leur entreprise (Photo fournie)
Un nouveau paysage s’ouvre dans le domaine du web et de la publicité en ligne à Madagascar. Une agence de communication interactive s’installe dans le pays. Et ce pour permettre aux sociétés et annonceurs malgaches de profiter des performances des nouvelles technologies.
Comment procède-t-on pour réussir sa visibilité sur le net, du moins sur les moteurs de recherche C’est la principale question que se posent les webmasters et toutes les sociétés. Et surtout que cela n’est pas un jeu d’enfant.
Mais avec une technique de référencement payante, il est totalement possible d’être présent à la première page de résultat de Google, d’être plus visible. Cette technique s'appelait « Search engine advertising » (SEA).
Par définition, le SEA est un positionnement publicitaire payant, grâce auquel un site apparaît dans les premiers résultats de recherche. Il est aussi appelé aussi référencement payant, liens sponsorisés et liens commerciaux. Il se concrétise par l'apparition de liens sur les moteurs et les annuaires de recherche lorsqu'un internaute tape un mot ou une expression.
« Pour pallier les faiblesses du référencement naturel, le SEA est une alternative basée sur un système d’enchères à l’aveugle tenant compte de mots-clé comme déclencheur », explique Cedric Donck, fondateur de Blue2purple, une agence de communication interactive.
Son agence croit en l’avenir de ce secteur dans le pays. C’est pourquoi, elle s’associe avec Groupe Media Madagascar (GMM) afin de permettre aux annonceurs de profiter des prouesses des nouvelles technologies.
« Le SEA a prouvé son efficacité dans de nombreux pays. On croit fermement que les entreprises malgaches pourront bénéficier des avantages concrets en termes d’image et de visibilité, tant au niveau national qu’international, ainsi qu’un retour sur investissement palpable », soutient Mbola Andrianantoandro, manager général de Blue2purple Madagascar.
Depuis quelques années, le nombre des usagers de l’internet ne cesse d’augmenter, et avec l’engouement des internautes malgaches pour les réseaux sociaux, Blue2purple s’est installée dans le pays pour développer les prestations en matière de publicité en ligne, que ce soit le SEA, Facebook ads ou la publicité sur Facebook, ou encore l’Ad mob, la publicité de Google sur les smartphones.
Manne financière
En plus, Blue2purple offre plusieurs avantages, à savoir le contrôle des coûts, notamment le coût par clic, c'est-à-dire, l’annonceur ne paie que lorsque les internautes cliquent sur l’annonce. Le budget dépensé est donc limité. En outre, les annonces sont diffusées uniquement auprès des internautes ayant effectué une requête en adéquation avec le secteur d’activité de l’annonceur.
Et le must, c'est le ciblage des annonces en fonction des régions et des langues. A cela s’ajoute la possibilité de payer en ariary.
La publicité en ligne est une manne financière pour les mastodontes du web, notamment Google, Yahoo !, AOL, Microsoft, et le benjamin Facebook.
Aux États-Unis, la publicité en ligne rapporte plus que la publicité dans la presse. Selon eMarket répercuté par les journaux occidentaux, « les dépenses de publicité en ligne, qui ont progressé de 23% à 32,03 milliards de dollars en 2011, devraient encore progresser de 23,3% cette année à 39,5 milliards de dollars, passant devant les dépenses de publicité imprimée dans les journaux et magazines, lesquelles devraient refluer de 36 à 33,8 milliards de dollars, cette année ».
Si Google demeure encore en ligne, c’est grâce à sa recette publicitaire. Le géant de l’internet détient 60% de part de bannière publicitaire aux États-Unis. Ce qui lui a permis d’enregistrer un chiffre d’affaire de 18,2 milliards de dollars sur les trois premiers mois de l'année dernière.
Voilà donc une opportunité à saisir pour les entreprises malgaches en quête de reconnaissance internationale, quel que soit son secteur d’activité.
Lova Rafidiarisoa
Jeudi 26 janvier 2012