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Edition n° 4535 du 09-02-2010
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La gestion rationnelle de l'eau s'impose
La ressource se tarit et se raréfie

 
Les fuites d’eau à cause des canalisations défectueuses amplifient le déficit chronique de la Jirama.
Selon une enquête de l'Institut national de la statistique (Instat), publiée en 1999, moins d'un cinquième de la population malgache accède à l'eau potable.
Les écarts apparaissent très grands au sein même du pays. Ainsi, moins de 60% de la population urbaine et moins de 10% dans le milieu rural bénéficient de l'eau potable.
Le constat de l'Unicef est même pire. Il affirme que seuls 3% des gens de la campagne et 34% de ceux de la ville disposent de cette source de vie. L'eau demeure un luxe dans le Sud du pays De ce fait, vendre un seau d'eau est devenu un commerce florissant dans cette partie de l'île.
L'eau constitue une dépense à ne pas minimiser. Par exemple, à Fianarantsoa, une famille de revenu mensuel de 100 000 ariary lui consacre 3 à 7% de son budget.
Des efforts sont initiés pour amortir le choc. Durant la célébration de la Journée mondiale de l'eau, des responsables gouvernementaux ont mentionné que “théoriquement, 60 millions de dollars par an sont utilisés pour atteindre le taux d'accès en eau potable de 100% en milieu urbain et de 88% en milieu rural”

Une situation inquiétante
Cette vision cadre dans l'objectif Millénaire pour le développement. Selon le directeur de l'Eau, au sein du ministère de l'Environnement, des eaux et forêts, l'objectif pour 2015 consiste à mettre l'eau à la disposition de 52% du monde rural et de 77% du monde urbain. Beaucoup d'efforts sont menés d'ici cette échéance, grâce à des projets pilotes d'alimentation en eau potable et d'assainissement en milieu rural.
Plus de 320 communes bénéficient de ces installations. Dans le même temps, un programme sur l'éducation en matière d'hygiène a démarré cette année dans les écoles publiques dans toute l'Ile. Mené conjointement avec l'Unicef, il a conduit à une amélioration croissante de l'hygiène, de la santé infantile et même des résultats scolaires des élèves.
Que ce soit à Madagascar ou dans le monde, l'accès à l'eau potable soulève diverses préoccupations.
De fait, le Sommet mondial sur cette ressource, qui se tient actuellement à Stockholm (Suède), se penche à juste titre sur ce problème humain. D'un autre côté, la rareté voire la pénurie d'eau, constitue une base de départ des discussions.
En attendant les résultats de cette rencontre internationale, les chiffres concernant Madagascar révèlent une situation menaçante.
 
Teholy Martin et Fanja Saholiarisoa
Date : 23-08-2006
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