 31-07-2010

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Andranomena |
Des milliers d’employés à la rue |
Crise oblige. L’entreprise franche «Prime view Madagascar» a envoyé ses employés au chômage technique en attendant une fermeture définitive. Des milliers de personnes risquent de se retrouver sur le carreau. |
Pendant des heures, des milliers de personnes ont attendu, certains assis d'autres debout, le long de la rue qui sépare le Parc des expositions Futura à Andranomena et l'entreprise franche Prime View Madagascar. Depuis le 25 novembre, après avoir été informés par voie d'affichage de la suspension temporaire des activités de l'entreprise qui exporte vers les États-Unis, les employés attendent d'être fixés sur leur sort. Une rencontre s'est tenue, hier dans la matinée, avec les dirigeants de l'entreprise pour éclaircir la situation et organiser le paiement des indemnités. Mais aucune réponse ferme n'a été donnée.
Machines démontées
« Le comportement des employeurs nous gêne. Une telle décision ne peut être communiquée par simple affichage. Aussi demandons-nous qu'ils reçoivent nos délégués pour nous donner des précisions sur le paiement de nos indemnités », estime une mère de famille.
Insatisfaits, les employés, avec l'appui du « Sendikalisma Vahaolana Sahaza » ont recouru aux services d'un huissier, Rémi Ramamonjisoa. Ce dernier était sur les lieux depuis le jour de la fermeture, mais lui non plus n'a pu intégrer les lieux. Il y est revenu hier, cette fois-ci avec une ordonnance.
Obtenir des éclaircissements et discuter des avantages des employés sont sa principale mission. « L'affaire est entourée de flou. L'affichage parle d'une suspension des activités pendant une période indéterminée alors que les techniciens sont en train de démonter les machines de production », explique Rémi Ramamonjisoa. « Que signifie période indéterminée ? Il nous faut des éclaircissements sur ce point », continue-t-il. Après négociation, une rencontre, sous l'arbitrage de l'inspection du travail est prévue ce jour.
Les employés exigent le paiement de la totalité des salaires de ces six derniers mois, une fiche de paie à part pour les congés dont ils n'ont pas bénéficié, ainsi que les allocations familiales. « Qu'il s'agisse d'une suspension d'activités ou de fermeture, nous exigeons la transparence de la part des responsables. C'est pourquoi nous demandons une fiche de paie et pour nos salaires et pour les congés non pris », déclare une autre employée. « Les salaires des mois de juin et juillet devront être la référence car à ces moments-là, nous avons le plus travaillé », conclut-elle.
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Lantoniaina Razafindramiadana
Date : 27-11-2009 |
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