 09-02-2010

Humeur | Expression | | Idées et débats | |

| POLITIQUE
Mise en place du CES |
Réserve de la société civile |
Différentes entités, membres de la société civile hésitent à avancer des noms pour siéger au Conseil économique et social. |
La société civile se montre méfiante quant à la mise en place du Conseil économique et social (CES). Ses dirigeants n'ont pas voulu se prononcer sur leur organisation, en réponse à l'appel de l'autorité de la transition qui leur a demandé de tenir une assemblée générale afin de pouvoir proposer un nom pour le poste de président de l'organe ainsi que trente deux autres personnes pour siéger en tant que membres.
Le secrétaire général du Comité national d'observation des élections (KMF/CNOE), Bruno Rakotoarison, a dénoncé hier l'intégration des représentants des mouvances politiques dans le CES. « Cela n'est pas conforme à la charte de Maputo. Il a été conclu que le Conseil économique et social serait confié à la société civile et au secteur privé », a-t-il soulevé au téléphone en ajoutant que même une consultation d'avis auprès de la société civile n'a pas eu lieu avant de modifier la composition du CES.
Modalité de désignation
Bruno Rakotoarison a, ainsi déclaré, que le KMF/ CNOE va mettre au clair sa position, probablement lundi.
De son côté, Aristide Velompanahy, président du Groupement des entités de la société civile pour la défense de la démocratie et des valeurs républicaines (GESCI), a adopté la même attitude. Il a avancé qu'une rencontre entre les membres de la société civile devrait se tenir afin de rapprocher les points de vue. « Nous ne comprenons plus la modalité de désignation des membres du Conseil économique et social », a-t-il affirmé hier au téléphone. L'interlocuteur, lui aussi, a avancé que le GESCI fixera sa position au début de la semaine prochaine.
Madeleine Ramaholimihaso, coordinatrice de l'Observatoire de la vie publique (Sefafi), était la première à manifester sa réserve sur les 40 membres issus des quatre mouvances politiques, à raison de 10 personnes par mouvance, au sein du Conseil économique et social. Elle a même menacé de s'abstenir de siéger au sein du CES au cas où cette composition de la structure de la transition serait maintenue. « Avec une telle situation, le Sefafi n'entrera pas dans la structure. Personnellement, j' ai été déjà sollicitée par certaines personnes pour présider le CES mais j'ai réfusé », a-t-elle déclaré, il y a quelques jours.
Le pouvoir transitoire a donné un délai jusqu'au 19 novembre pour que la société civile remette au secrétariat général de la présidence de la Transition les noms du président et les membres qui vont la représenter au sein du CES.
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Fano Rakotondrazaka
Date : 14-11-2009 |
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