 09-02-2010

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Droits de l'homme |
Les jeunes domestiques protégés |
Employer des enfants dans les pires formes de travail sera désormais réprimé. Un projet de loi en gestation interdira ces actes. |
Un drame secoue un garçon de 14 ans à Ankatso. Originaire d'Ambalavao, Tinarivo a été envoyé dans la capitale pour travailler chez un jeune couple. Au début, ses patrons paraissaient gentils, mais ils sont devenus violents. Tinarivo encaisse des coups de poings et de bâtons à la moindre petite maladresse.
«Je suis privé de repas si je commets des fautes graves », explique-t-il à son voisin, un petit garçon du même âge, avec qui il traîne de temps à autre quand ses patrons sont absents.
Ce cas n'est pas isolé, car beaucoup de mineurs travaillent dans les carrières et mines, certains sont soumis à une exploitation sexuelle. Ces tâches sont classées comme les pires formes de travail des enfants à Madagascar.
Projet de loi
Des statistiques récemment publiées par l'Office international du travail à Madagascar et l'Institut national de la statistique affirment que 1 500 000 enfants effectuent des travaux dommageables et 400 000 autres, dangereux. Une situation qui interpelle la commission des droits de l' enfance, qui veut impliquer ces pires exploitations des enfants dans le code de travail et dans le décret relatif au travail des enfants.
«Auparavant, les pires formes de travail, auxquelles sont exposés des enfants de 15 à 18 ans ,ne sont pas prises en compte. D'où leur prolifération. Il est temps de changer cette situation pour redorer le cadre juridique du droit des enfants », explique Laurette Randrianantenaina, directeur de la réforme législative au sein du ministère de la Justice.
Un projet de loi est en cours, afin de réprimer et punir ceux qui utilisent les enfants dans les ménages, ou dans les mines et carrières ou bien encore, les livrent au commerce sexuel. «Les travaux de rédaction sont terminés au niveau de la commission. Le document sera remis aux ministères concernés avant d'être validé en conseil des ministres », ajoute la responsable.
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Fanja Saholiarisoa
Date : 07-10-2009 |
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