 31-07-2010

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Route nationale |
Les mesures anti-gang opérationnelles |
Les coopératives de transport national ont commencé à activer cette semaine les mesures pour sécuriser les taxis-brousse. La RN 2 a piloté les mesures anti-gang. |
L'heure est au sérieux. Les coopératives de transport réagissent enfin pour renforcer les mesures de sécurité routière face aux attaques répétitives contre les taxis-brousse.
Chaque coopérative a son arme de guerre pour combattre les gangs sur les routes. « Mais la mise en place des aires de repos sera unanime pour toutes les zones nationales. Aucun taxi-brousse ne pourra plus s'arrêter là où il veut. Dorénavant, ce sont les chauffeurs qui décident des arrêts. Ces aires de repos seront sécurisées », annonce Gabriel Razafijems, président national des coopératives de transport national (Aotravo).
Dispositions
Si des mesures de sécurité flexibles ont été mises en place pour la route nationale 2, récemment théâtre d'attaque de bandes armées, la zone 44 reliant la capitale à Ambatondrazaka a pris des mesures draconiennes.
« Nous avons commencé à prendre des dispositions à l'endroit des voyageurs. Durant l'enregistrement, leur identité et le contact téléphonique sont relevés. Une fois sur le départ, tous les téléphones portables doivent être éteints pour éviter tout contact avec les bandits, souvent à l'origine des attaques », explique Jean Georges Randriamantenasoa, président de la coopérative Cotralsud reliant la capitale dans la région Alaotra.
Mais les mesures ne s’arrêtent pas là. « Nous sommes en train d'étudier la faisabilité d'inclure des gendarmes parmi les voyageurs. Ils seront en tenue civile », ajoute Jean Georges résolu à chasser les gangs des routes.
Certains usagers s'insurgent contre ces nouvelles mesures mises en place depuis lundi. « Nous ne pouvons rien dire tant qu'elles assurent la sécurité de notre voyage », avance un voyageur originaire d'une commune rurale de Moramanga.
Malgré tout, certaines coopératives ne se soucient guère de renforcer les mesures. A l'instar de la coopérative Mami reliant la capitale à Mahajanga. « Jusqu'ici, la méthode des caravanes semble bien fonctionner », affirme un des chauffeurs.
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Fanja Saholiarisoa
Date : 09-09-2009 |
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