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Edition n° 4678 du 31-07-2010
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Emploi à l'étranger
Deux agents de recrutement arrêtés
Deux recruteurs ont été arrêtés pour escroquerie. Plus d'une centaine de jeunes en quête de travail à l'étranger sont victimes de leurs méfaits.
 
Des arnaques dissimulées sous forme d’offres d'emploi à l'étranger ont été découvertes. Depuis lundi, la police économique a procédé à l'arrestation d'un couple qui travaille pour le compte d'une agence de recrutement.
Soupçonnée d'être le cerveau d’offres d'emploi bidon, une responsable de l'agence a été cueillie à Ambohitsoa, lundi. Quant à son mari, il a été interpellé près d'une banque à Antaninarenina, dans la matinée d'hier. Le suspect n'a trouvé aucune échappatoire lorsqu'il s’est trouvé nez-à-nez avec les limiers de la police. Poursuivi pour abus de confiance et escroquerie, le couple a été d'emblée mis en garde à vue pour interrogatoire. Ils n'ont pu se disculper du fait que leurs noms figurent dans le statut de l'agence.
Ar 1,2 million
De source émanant de la police, 14 plaintes ont jusqu'alors été déposées à l'encontre des deux incriminés. Par ailleurs, le nombre de victimes se compte par centaines, soulève un enquêteur. L'agence propose du travail au Canada, en Guinée, en France et aux Seychelles moyennant une somme de 800 000 à Ar 1,2 million. Les plaignants affirment avoir payé l'argent.
« La date de mon départ a été reportée à plusieurs reprises. J'ai réalisé que je me suis fait embobiner », indique Berline Volafeno, immatriculée sous le numéro 147 à l’agence. Originaire d'Antalaha, elle est arrivée dans la capitale depuis près de quatre mois. « Je m'étais présentée à l'agence lorsque mes parents ont rassemblé la somme exigée », met-elle en évidence.
Ses propos sont relayés par Ranjakanirina Augustin. « Un travail au sein d'une entreprise spécialisée dans la pêche, sise au Canada m'a été proposé. J'ai dû payer Ar 1,2 million mais mon avion n'a pas encore décollé », témoigne cette autre victime. Augustin affirme avoir contacté l'agence en janvier pour ne découvrir le pot aux roses que six mois plus tard. Interrogé sur la question, le gérant persiste à dire que les emplois proposés existent bel et bien.
 
Seth Andriamarohasina
Date : 02-09-2009
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