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Edition n° 4535 du 09-02-2010
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Fianarantsoa
La carrière devient une attraction
Le travail des enfants est loin d’être révolu à Fianarantsoa. Beaucoup de mineurs se rendent dans les carrières pendant leur temps libre.
 
Galère des enfants de la commune rurale d'Ambalakely, dans le district de Fianarantsoa. Beaucoup d'enfants sont obligés de subvenir aux besoins de leur famille. Ils participent activement aux travaux de carrière, accompagnant souvent leurs parents. La lutte contre le travail des enfants ne semble pas avoir d’un écho dans la localité.
« Nous quittons très tôt la maison pour nous rendre dans cette carrière. Nous travaillons à plein temps dans ce coin et ne pouvons rentrer qu'en début de soirée », déclare une mère de famille travaillant dans la carrière d'Ambalakely. « Nous n'avons pas d'autres moyens pour assurer notre quotidien », avance-t-elle.
Elle s'empresse d'expliquer la présence de ces nombreux adolescents, dont ses propres enfants. « Je n'ai jamais obligé les miens à venir ici. Ils sont là de leur plein gré. Ils savent peut-être ce qu'endurent leurs parents », dit-elle. Cependant, elle n'autorise pas ses enfants à répondre aux questions. « Ils sont trop jeunes. Il vaut mieux que vous me posiez les questions si vous voulez avoir plus d'informations », insiste-t-elle.
Ne pas quitter l’école
Plus loin, Mamitiana, un garçon âgé de 7 ans nous sourit en guise de signal.
« Je peux parler. Mes parents ne sont pas là », dit-il en laissant son marteau sur le tas de gravillons qu'il a concassés. « Je me rends ici pendant mes temps libres, surtout en cette période de vacances », raconte-t-il.
La directrice de l’École primaire publique d'Ambalakely se veut être sévère à l'égard de ses protégés. « Nous ne pouvons pas interdire l'exploitation de la carrière. Le peu qu'on puisse faire c'est de demander aux parents de continuer à envoyer leurs enfants à l'école », avance-t-elle. « Le problème est qu'ils ne sont pas très coopératifs », déplore-t-elle. Elle veint elle-même rendre visite aux parents d’élèves si jamais les enfants abandonnent l’école pour se rendre dans les carrières.
 
Flavie Haingo
Date : 31-08-2009
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