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Edition n° 4678 du 31-07-2010
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POLITIQUE

Naivo Raholdina
« Personne ne peut conduire toute seule la nation »
Le président du nouveau parti FAFI porte son analyse sur le mouvement actuel dans le milieu politique.
 
• Quelle sorte de changement voulez-vous apporter dans la pratique politique dans le pays ?
– Il s'agit d'un changement tant au niveau de l'esprit que dans l'exercice de la politique. Jusqu'à maintenant, la politique est dans le pays comme étant quelque chose qui ne touche pas le peuple. Les problèmes politiques demandent des solutions politiques, voire une répartition des sièges. Alors qu'il ne faudrait pas écarter les questions sociales et culturelles de la politique. Un des facteurs à l'origine de la transformation de notre association en parti politique. Le changement en terme d'hommes politiques est aussi important.

• Alors que vous vous alliez avec des dinosaures politiques au sein des Forces de changement ?
– Personne ne peut conduire seul la nation. Dans la culture malgache, les aînés ou les « Raiamandreny », vu leurs expériences, jouent le rôle de dirigeants. Ils continuent à accaparer le terrain faute de relève. Ces aînés ne devraient pas être mis à l'écart d'une manière brusque d’autant plus que la nation vit actuellement une période transitoire. Une fois la quatrième République mise en place, les politiciens, ayant gardé leur crédibilité vis-à-vis des citoyens, se distingueront de ceux qui devraient prendre la retraite.

• Le fait de créer un nouveau parti ne va-t-il pas à l’encontre de la tendance à diminuer le nombre des formations politiques ?
– Nous constatons, en effet, qu'il y a une pléthore de partis politiques. Pourquoi les Malgaches ne connaissent-ils, pourtant pas aucun développement dans leur vie ? À mon avis, ce n'est pas le nombre de partis politiques qui compte mais les résultats de leurs agissements dans la société. La plupart de ces formations politiques avaient été créées à la suite de l'accession de leurs fondateurs au pouvoir. Nous trouvons ainsi raisonnable de créer d'abord notre propre parti, notre propre identité, ensuite nous pouvons nous allier avec d'autres partis plutôt que d'adhérer simplement à un parti ou à un groupe de partis quelconque qui est ou qui sont déjà bien établi(s).

• Est-ce que vous ne craignez pas un avenir sombre pour les Malgaches ?
– L'avenir du pays demande une politique basée sur les valeurs culturelles malgaches dans une ère où la mondialisation doit être prise en considération.

Propos recueillis par
 
Fano Rakotondrazaka
Date : 28-08-2009
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