 31-07-2010

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| POLITIQUE
Forces du changement |
L’accord de Maputo remis en cause |
Les Forces du changement regroupant la mouvance Rajoelina contestent l’accord de Maputo. Certains points du document signé sont remis en cause. |
Les 27 formations politiques regroupées au sein des Forces du changement ont uni leurs voix contre l'ingérence des médiateurs étrangers dans la répartition des sièges au sein des institutions de la Transition.
Elles ont exigé que cette opération s'effectue entre Malgaches. «Ils sont médiateurs mais pas décideurs», a soutenu hier le pasteur Richard Andriamanjato, porte-parole de la Plate-forme, lors d'une conférence de presse à l'hôtel Panorama à Andrainarivo. Un appel a été lancé en vue du renforcement de la solidarité «autour du président Andry Rajoelina et du Premier ministre Monja Roindefo».
Menace à l’unité
Le président de l'AKFM Renouveau a ainsi avancé à cette occasion que les Forces du changement remettent en cause la représentativité des quatre mouvances. «Il n'appartient pas aux médiateurs de Maputo d'imposer que les 28 membres du gouvernement soient répartis entre les quatre mouvances», a-t-il évoqué.
De son côté, Manassé Esoavelomandroso, président du bureau exécutif du Leader Fanilo voulait être concret en portant ses critiques sur la modalité de désignation des membres du Comité de réflexion sur la défense et la sécurité nationales (CRDSN). La charte de la Transition signée à Maputo stipule que le CRDSN est composé de huit membres désignés par les mouvances politiques, à raison de deux représentants par mouvance. «Andry Rajoelina, Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka ou Albert Zafy ne disposent pas de leurs propres armées, gendarmeries et polices nationales. L'application de la disposition de la charte constitue une menace à l'unité des forces armées», a déclaré le politicien.
Dans un communiqué publié mardi, les Forces du changement refusent le retour de Marc Ravalomanana au pouvoir et l'impunité systématique des dirigeants ayant commis des délits constitutifs de détournement de deniers publics et d'atteinte à la vie et à l'intégrité physique des personnes.
Mais interrogés sur les éventuelles mesures qu'ils envisagent de prendre pour donner de l’ampleur à leur revendication, les dirigeants des Forces du changement ont affiché la prudence. «Laissez arriver ce qui va arriver», a répondu avec conviction Richard Andriamanjato.
Dans leurs attaques, les adhérents des Forces du changement ont écarté le président de la HAT, Andry Rajoelina, co-signataire de la charte de la Transition, de leur cible. «Nous avons justement rencontré Andry Rajoelina au palais d'Ambohitsorohitra hier», a-t-il révélé. Une manière d'exprimer implicitement qu’Andry Rajoelina est mis au courant de leur démarche.
Encadré
Les pro-HAT en rangs serrés
Les Forces du changement regroupent les partis et associations politiques adhérant au mouvement de contestation contre l'ancien régime. Leurs dirigeants ont été aperçus à l'hôtel Panorama à Andrainarivo, hier lors de la rencontre avec la presse. C'est le cas, entre autres, des vice-présidents de la Haute autorité de la transition (HAT), Hary Naivo Rasamoelina, Dolin Rasolosoa et Patrick Mounibou, respectivement pour les ex-provinces d'Antananarivo, de Fianarantsoa et d'Antsiranana. Norbert Lala Ratsirahonana, président de l'AVI, Jean Théodore Ranjivason de Matsilo, Clément Ravalisaona de l'AME et Marson Evariste du RPSD, ont pris place autour de la table des conférenciers. Etaient aussi représentés au rendez-vous le PSDUM de Jean Lahiniriko et le MTS de Roland Ratsiraka.
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Fano Rakotondrazaka
Date : 13-08-2009 |
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