 31-07-2010

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Subvention |
Les enseignants communautaires désemparés |
La nouvelle année scolaire s'annonce difficile pour les enseignants communautaires (FRAM). |
La Banque mondiale, à travers son fonds catalytique, vient de suspendre la subvention allouée à ces suppléants. D'un montant de 80 000 ariary,elle sera amputée de 30% à partir de la nouvelle année scolaire, si l'on s'en tient à la décision de ce bailleur de fonds. Une nouvelle qui décourage les bénéficiaires. « Déjà, le montant de la subvention n'arrive pas à couvrir nos besoins tels les frais médicaux, le loyer, la nourriture. Avec quoi vais-je nourrir ma famille si celle-ci est réduite », rouspète Ernest Betiana, enseignant à Ankazobe.
Solution de rechange floue
La galère est pire pour les autres suppléants, car certains parents n'arrivent pas à contribuer à la cotisation mensuelle. « Il existe des endroits où les parents n'ont pas les moyens de cotiser pour épauler ces enseignants. Ces derniers doivent alors se contenter de la somme versée par la circonscription scolaire (Cisco) », indique Lezoma, adjoint pédagogique dans la région Atsinanana.
Dans tout Madagascar, 36 000 enseignants FRAM sur 40 000 recensés auprès de la direction des ressources humaines (DRH) du ministère de l'Éducation nationale perçoivent la subvention. Dans la majorité des communautés villageoises, ces substituts assurent les cours pendant toute l’année scolaire. « Seule 30% de cette allocation est assurée par le fonds catalytique. Le ministère assure le reste », confie Sahondra Ranaivoson, DRH. Et d’ajouter que l'enveloppe devant assurer la part du ministère reste encore suffisante jusqu'à la fin de l'année, selon la loi de finances de 2008.
Mais la solution de rechange dans le but de combler le vide reste encore floue jusqu'ici. « Il existe un autre fonds pour assurer le paiement total de ces enseignants FRAM », se contente de dire Julien Razafimanazato, ministre de tutelle, sans indiquer l'origine exacte du financement.
De son côté, Victor Rajoharihery, président FRAM compte engager une action face à la situation. « Nous n'allons pas rester les bras croisés. Il se pourrait que nous prenions contact avec les bailleurs de fonds pour exposer notre cas », soutient-il.
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Noro Haingo Rakotoseheno
Date : 03-08-2009 |
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