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Edition n° 4678 du 31-07-2010
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Mahajanga
Le port tourne au ralenti
Les dockers se tournent les pouces faute de bateau à charger ou décharger. Mais ils doivent se pointer chaque jour au port au cas où…
 
La crise actuelle touche tous les secteurs à Mahajanga. A l’instar des dockers du port de la Cité des Fleurs qui voient le déclin de leurs activités de jour en jour.
Depuis le mois de janvier, et notamment durant la grève de quatre jours au port, le millier de manutentionnaires se pointe chaque matin devant le grand portail du port dans l’espoir d’une proposition de déchargement de marchandises quelconques provenant des bateaux.
Mais, ceux-ci ne mouillent l’ancre qu’une fois tous les mois ou tous les 15 jours. La chance sourit aux dockers des fois avec deux ou trois bateaux en une semaine.
« Avant la crise, on n’enregistre qu’un mouvement par mois. Les importations ont largement diminué, surtout après 2002. Notre survie dépend des mouvements des bateaux au port. Mais depuis quelques mois, c’est la disette », se plaint Perclin, docker depuis plus de dix ans.
Richard, père de quatre enfants, raconte qu’il n’arrive pas à joindre les deux bouts, avec le paiement des écolages de ses petits, du loyer ainsi que la facture de la Jirama. « Nous souffrons énormément de la cherté de la vie », martèle un autre docker.
Hypothétique
La majorité des chargeurs avouent avoir déjà empoché près de 100 000 ariary en une journée quand les affaires marchaient bien. Comme des bureaucrates, ils arrivent devant l’enceinte du port ou en face du bureau de la douane chaque matin, tous les jours sauf les samedi et dimanche.
En attendant d’hypothétiques tâches à faire, ils jouent à la carte, au domino ou encore au «fanorona» sur le trottoir et sous la véranda d’une librairie.
« Nous arrivons là vers 7 h du matin pour ne rentrer qu’à 11 h 30. Nous revenons l’après-midi vers 14 h pour rentrer aux environs de 17 h 30. D’autres ne peuvent pas retourner chez eux à midi, car ils habitent du côté de l’ex-Sotema », expliquent ils.
Depuis plusieurs jours, certains dockers n’ont effectué aucun chargement ni déchargement, et rentrent chez eux bredouille, les poches vides.
 
Vero Andrianarisoa
Date : 11-07-2009
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