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Edition n° 4678 du 31-07-2010
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Enseignement
Le tollé des semi-spécialisés
Les 2 000 enseignants semi-spécialisés attendent toujours la décision ministérielle. Pour l'instant, le doute plane sur leur situation.
 
A quelques mois de la rentrée scolaire, une question demeure sans réponse. Le sort des milliers d'instituteurs semi-spécialisés prévus pour enseigner dans la deuxième année du primaire prolongé reste en suspens.
« Aucune décision ministérielle ne nous a été communiquée jusqu'ici. Et pourtant, notre formation touche à son terme. Les responsables nous ont proposé un devoir axé sur un projet éducatif à rendre au mois d'août », explique Avotraniaina Larissa. Elle figure parmi les enseignants semi-spécialisés sélectionnés pour enseigner à la 7e année du primaire dans la région Haute-Matsiatra.
Comme elle, beaucoup de ses camarades sont désorientés. La tension est même montée d'un cran dans la région Amoron'i Mania où les enseignants en formation sont en grève depuis deux semaines. « Le retard des bourses, le changement du chef de centre, le silence du ministère, tout cela a provoqué la colère des apprenants », souligne un formateur qui essaie de calmer les esprits à Ambositra, lieu de formation.
Des directives
Même à la circonscription scolaire (Cisco) d'Ankazobe, un des centres pilotes de la réforme situé proche de la capitale, on ignore jusqu'ici les décisions ministérielles. « La formation se poursuit pour l'instant. Les bâtiments prévus pour recevoir les nouveaux enseignants sont prêts, mais nous attendons que les autorités nous donnent leurs directives », précise un responsable.
Il en est de même à la Cisco de Manjakandriana où le flou persiste au niveau des formateurs et des apprenants.
Pour l'instant, la balle est dans le camp du ministère de l'Éducation nationale qui, jusqu'ici, s'est préoccupé de remplacer les chefs de centres de formation régionaux. Même l'ancien directeur de l'Institut national de formation pédagogique a été muté. Le seul espoir des Cisco de référence réside dans la promesse ministérielle qui annonce qu'une discussion sera ouverte prochainement sur la réforme.
 
Fanja Saholiarisoa
Date : 08-07-2009
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