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Edition n° 4678 du 31-07-2010
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POLITIQUE

FARAFANGANA
La peur règne dans la ville

 
Farafangana ville morte. C'est ainsi qu'on peut qualifier l'ambiance dans le chef lieu de la région Atsimo Atsinana, mercredi. Après l'incident survenu à l'aérodrome qui s'est soldé par l'incendie d'un bimoteur appartenant à une société d'aviation civile, mardi, la ville de Farafangana était en ébulition. Hier, toutes les boutiques avaient baissé leur rideau de fer. Bureaux et écoles étaient fermés par peur des représailles. Très peu de gens circulaient dans les rues. La sécurité commence à être rétablie grâce à la solidarité de la population.
Jusqu'ici, l'incendie de l'avion qui transportait le ministre de l’économie, du commerce et de l’industrie Ivohasina Razafimahefa, lundi, n'est pas encore élucidé. Ce dernier, réfugié dans le village de Lohagisa, au sud de Farafangana, a pu regagner Antananarivo par hélicoptère, hier vers 10 heures.
« Tout le monde est aux aguets. Les gens portent des armes blanches. On tend vers une situation chaotique », déclare un jeune du quartier de Tanambao à Farafangana. « On a du mal à distinguer qui est qui et qui est pour qui. Toutes les forces vives se sont mobilisées pour veiller à la sécurité dans leur quartier respectif, de jour comme de nuit », ajoute-t-il. Il raconte que des barrages sont érigés partout en ville pour « contrôler la circulation ».
« Farafangana ressemblait à une ville sans état. Les représentants de l'autorité ont pris la fuite aussitôt après l'alerte », raconte Rufin Nivo, maire de la commune urbaine de Farafangana.
Les pillards ont profité de la situation pour commettre leurs forfaits. « Ils ont tenté de s'attaquer au dépositaire de la société Tiko appartenant au chef de l'état, mais les fokonolona les en ont empêchés pour éviter que cela ne fasse tache d'huile relate notre source.
 
Stephane Solofonandrasana
Date : 05-02-2009
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