 09-02-2010

Humeur | Expression | | Idées et débats | |

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Ambiance de fête |
Pâques sous le signe de l’inflation |
Les évasions pascales risquent d'être limitées par la hausse généralisée des prix. Le dénominateur commun reste la foi. |
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Les poulets étaient hors de prix à Analakely, hier. |
Pâques ne sera pas comme ses devancières, cette année. Les facultés des uns et des autres sont handicapées par l'effritement du pouvoir d'achat. Les fêtes familiales sont limitées par la hausse vertigineuse du prix des produits de première nécessité (PPN) sur le marché.
Notamment les oeufs, la viande et le riz. Sur les marchés, les clients se font attendre.
« L'importance de la fête pascale a beaucoup changé pour les ménages. La plupart limite la célébration au niveau religieux et oublie les autres réjouis-sances », souligne Artiana, une épicière aux pavillons d'Analakely.
Les vacanciers sont aussi obligés de rester chez eux car la hausse des frais de transport est considérable. L'ambiance est ainsi morose au stationnement des coopératives nationales à Anosizato.
La foi, refuge des pauvres
« La hausse des frais de transport a fait baisser l'effectif de nos clients qui ont l'habitude de s'éloigner de la capitale à l'occasion des fêtes de Pâques », confirme un responsable de la réservation auprès de la coopérative Kofiam, reliant la capitale à Ambositra.
Le ticket d'une place coûte aujourd'hui Ar 16 000 contre Ar 12 000 auparavant. La situation empêche beaucoup d'amateurs de voyage de s'adonner à leur passion.
Même les pique-niqueurs comptent rester chez eux faute de moyens. Pourtant, plusieurs idées d'évasion leurs sont offertes.
Magré tout, diverses dispositions sont prises pour faire de Pâques, une belle fête. Comme d'habitude, la gendarmerie et la police nationale se mobilisent pour assurer des fêtes pascales sans incident.
1 600 agents seront de service pendant ce week-end pascal. Ils seront répartis sur les routes nationales, devant les églises et dans les places populaires pour limiter les dégâts. Ainsi soit-il. Heureusement qu'il reste la foi, refuge des pauvres.
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Fanja Saholiarisoa
Date : 22-03-2008 |
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