Accueil
Edition n° 4678 du 31-07-2010
Archives  

31-07-2010
  Sommaire
  Politique
  Economie
  Social
  Faits divers
  Malagasy
  Culture
  Sport
  Région
  Océan Indien

Dossier
Reportage



  Humeur
  Expression
  Chronique de Vanf
  Idées et débats
  Courrier des lecteurs

  Notes du passé
  Jadis et naguère



 Avions
 Météo
 Nécrologie
 Taux de change


Nous contacter


ECONOMIE

TRANSPORT AERIEN
Air Madagascar dans une situation critique
Après la résiliation du contrat avec Lufthansa consulting et le limogeage du directeur général, Ulrich Link, Air Madagascar se doit de trouver des solutions pour surmonter la crise.
 
Olivier Robinson prend en main les destinées d’Air Madagascar.
La compagnie nationale de transport aérien se trouve dans une situation critique. Le nouvel homme fort d'Air Madagascar, Olivier Robinson, directeur général adjoint qui assure l’intérim de la direction générale, affirme que la société n'est pas encore sortie des zones de turbulence.
«Les résultats du redressement de la compagnie se sont fait attendre», avance-t-il. «C'est pourquoi il est urgent pour le moment de prendre des mesures drastiques», poursuit-il.
Olivier Robinson prend ainsi les rênes d'Air Madagascar avec comme mission d'accélérer son redres- sement. Cette insuffisance de résultat constitue également une des causes de la résiliation du contrat avec le cabinet allemand Lufthansa consulting, censé redresser et améliorer les performances de la compagnie aérienne.
En tout cas, le défi est de taille pour la nouvelle direction de la société. La constitution du staff technique apparaît comme la prochaine étape dans sa restructuration. «Les nouveaux cadres prendront leurs fonctions dans les prochains jours», confie-t-il. «Nous devons réaliser un programme de redynamisation des revenus de la compagnie», avoue Olivier Robinson.
Le renforcement des performances reste le principal point de cette redynamisation. «Il faut qu'Air Madagascar soit forte pour faire face aux contraintes locales et internationales», insiste Olivier Robinson, faisant ainsi référence à l'ouverture de l'espace aérien malgache.
Modernisation de la flotte

La modernisation de la flotte doit aussi être prise en considération dans le cadre du redressement. Des investissements seront alors nécessaires pour mener à bien le nouvel envol de la compagnie nationale.
«L'Etat en tant qu'actionnaire dans la société aura sa part dans le financement de ces investissements», souligne le directeur général adjoint. «Nous pourrons également recourir au soutien des institutions financières», continue-t-il. Le ministère de tutelle reste pour le moment prudent quant aux déclarations sur ce sujet. Des décisions importantes doivent être prises pour relancer les activités d'Air Madagascar.
Du côté du personnel, aucune inquiétude ne semble perceptible au niveau des employés. «Nous étions quelque peu prévenus des changements qui vont avoir lieu, des mesures qui vont être prises, après l'assemblée générale en juillet», affirme un cadre technique de la compagnie nationale.
Au siège d'Analakely, tout se déroule normalement. «Mieux, les avantages du personnel, en particulier
sur les vols, un moment supprimés, seront bientôt repris», ajoute le même technicien.
L'accueil des clients ne connaît aucune rupture.
«Les décisions prises n'ont aucune incidence sur le programme des vols. Tout fonctionne sans problème», précise le technicien.
Air Madagascar entre ainsi dans une période transitoire avant un nouveau décollage.

Encadré
Un résultat négatif

2006 aura été décisive pour le contrat du cabinet Lufthansa consulting. L'exercice de cette année affiche un résultat net déficitaire de
- 3,541 milliards ariary. La situation a été plus ou moins atténuée par la croissance des activités de la compagnie.
Le prix du pétrole et l'incident sur le moteur de l'un des appareils utilisés par la compagnie pour le vol long courrier ont apparu comme les principales causes de cette mauvaise récolte de 2006. Les pertes cumulées par la société durant les exercices précédents ont également détérioré la situation financière.
Un surcoût de près de dix millions de dollars a été enregistré en 2006, à cause de la hausse du prix du pétrole. Le problème technique du moteur du Boeing 767 immatriculé 5RMFG, en juillet 2006, a occasionné des coûts de maintenance, de location de moteur et de sous-traitance estimés à 3 millions de dollars.
 
Doda Andrianantenaina
Date : 20-09-2007
- Envoyer cet article à un ami | - Imprimer cet article

Autres titres





 




Statistique
Vous êtes le 47725ème visiteur du jour.
Il y a en ce moment 1843 visiteurs en ligne.

© 2006 - Tous droits résérvés - L'Express de Madagascar
Site réalisé et maintenu par Hexagone Madagascar