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Immobilier
Le centre ville toujours convoité
Les villas restent inaccessibles à la majorité des locataires à cause de la flambée du prix du loyer (Photo Claude Rakotobe)
Une grande majorité des locataires à la recherche de maisons d'habitation ou de local à vocation commerciale optent pour le centre ville.
Pour une même habitation, il est possible de payer deux à trois fois plus cher. C'est dans les quartiers avoisinant le centre ville et ceux résidentiel, que les loyers coûtent chers. Parmi ces endroits figurent Ivandry, Ambatobe, Tsaralalàna , Tsimbazaza, Ankorahotra et Ankadifotsy. Le loyer pour un appartement peut atteindre les 160 000 ariary à un million ariary par mois dans ces quartiers. Malgré ce montant élevé, les demandes y affluent pourtant. «La plupart des personnes qui viennent ici pour chercher des maisons à louer optent pour le centre ville, les quartiers qui ne sont pas touchés par les inondations et qui sont faciles d'accès », indique un responsable commercial auprès d'une agence immobilière située à Analakely. «En général, ils sont aussi proches des zones de travail comme Andraharo, Ankorondrano, Anosy. Ampefiloha figure aussi parmi ces lieux les plus convoités. En ce moment, il est assez difficile de trouver des maisons et appartements libres dans ces lieux », ajoute-t-il.
100 000 ariary au plus
Compte tenu du faible pouvoir d'achat des ménages malgaches, le loyer exorbitant n'est pas à la portée de tous. D'après les informations émanant de l'Agence Vénus à Ambodivona, près de 75% des demandes vont pour les loyers qui se situent entre 60 000 ariary et 100 000 ariary. Pour ces montants, les locataires sont souvent orientés vers des habitations assez éloignées de la voie principale et où l'insécurité règne. « Il n'est pas facile de trouver des maisons dont les loyers sont à moins de 100 000 ariary dans le centre ville. Si par hasard il en existe, elles se trouvent au deuxième plan, les accès ne sont pas faciles donc l'insécurité est à craindre surtout la nuit », ajoute Naina de l'agence Venus à Ambodivona.
En périphérie, le loyer reste modeste. Pour un appartement comptant un séjour, deux chambres, une cuisine avec douche et toilettes à l'intérieur, un locataire à Itaosy peut payer 150 000 ariary alors que dans les centres villes, ce même appartement peut être mis en location à 300 000 ariary, soit le double. Toutefois, avec les frais de transport ou les dépenses pour le carburant, les habitants de ces périphéries affirment qu'ils dépensent presque le même montant que ceux qui louent en ville. « Nous avons toujours opté pour les quartiers qui sont proches de mon lieu de travail à Behoririka et du lycée que fréquente ma sœur, mais nous n'avons pas les moyens suffisants pour payer les loyers. Nous étions obligés de vivre à Itaosy car au moment où nous avons cherché une maison, c'était ici qu'il y avait une disponible », avance Hoby Rasoaniriana, vendeuse à Tsiazotafo. « Nous ne comptons pas y rester longtemps car avec les frais de transport et les embouteillages qui nous obligent à prendre un taxi quand on n'a pas pu quitter la maison à l'heure, rendent nos dépenses plus élevées », poursuit-elle.

Villa ou appartement
Vivre dans un appartement ou dans une villa ne dépend pas seulement de la bourse du ménage. C'est aussi une question d'habitude. Selon Njiva Ralambotrimo de l'OFIM, il existe des gens qui n'aiment pas la promiscuité et qui préfèrent plutôt vivre dans les villas individuelles. Ce genre de personnes choisissent aussi les quartiers assez calme mais sécurisés. Pour pouvoir vivre dans de telles habitations, il faut payer un loyer entre 400 000 à 7 millions ariary. À partir de deux millions ariary, ce sont surtout les étrangers qui peuvent se le permettre.
Lantoniaina Razafindramiadana
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