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Actualité Madagascar » Social » Enseignement supérieur
Enseignement supérieur
La grève des enseignants maintenue
Le ministre de l’Enseignement supérieur, Etienne Hilaire Razafindehibe, s’entretenant avec les hauts responsables de l’université d’Antananarivo (Photo Claude Rakotobe)
Le congrès national du Seces tenu à Ankatso ne présage pas de bonnes nouvelles. Le syndicat prévoit le renforcement de la suspension des activités pédagogiques.
«Les travaux de commission ont voté le maintien de la grève du syndicat des enseignants-chercheurs de l'Enseignement supérieur (Seces) », a confié un enseignant-chercheur de l'université d'Antsiranana à la sortie du bâtiment de la faculté des Lettres et sciences humaines, hier après-midi. Ainsi, le congrès national du Seces qui a débuté, hier, à Ankatso tend vers la poursuite de la suspension des activités pédagogiques dans les six universités de Madagascar, entre autres les cours, les examens et la soutenance des travaux de recherche. « Nous allons même tenir un sit-in à l'esplanade Ankatso demain (aujourd'hui) », a annoncé Gilbert Rasolomampiandry, coordonnateur de la direction collégiale du Seces après avoir assisté aux travaux de commissions.
Les étudiants en otage
L'appel lancé par le ministre de l’Enseignement supérieur, Etienne Hilaire Razafindehibe, après l'ouverture officielle de ce congrès national n'a pas ainsi eu
d'échos auprès du Seces.
« La reprise des activités pédagogiques dépend des enseignants. Mais le ministère de l'Ensei­gnement supérieur a déjà effectué quelques efforts pour faire évoluer la situation », a-t-il lancé.
Le ministre de l'Ensei­gnement supérieur a ainsi estimé que le paiement déjà en cours des heures complémentaires, l'inscription des 500 000 ariary sur les 800 000 ariary de l'indemnité de recherche de chaque enseignant dans leur bon de caisse et la mise en place d'une commission pour mener l'étude du déplafonnement relatif à la grille indiciaire des enseignants-chercheurs suffisent pour les convaincre de reprendre leurs activités pédagogiques. « Ce sont tous des acquis. Nous attendons une réponse sur les autres décrets comme l'indemnité de risque. Les enseignants souhaitent aussi reprendre leurs activités. Mais cette revendication du Seces est une question de principe de l'administration », répond Gilbert Rasolomampiandry.
Les étudiants victimes de cette grève de trois mois se trouvent dans l'embarras.
« Nous ne savons plus quoi faire face à cette grève. Certains étudiants veulent rentrer chez eux, dans leurs régions d'origine, mais ils ont peur d'une reprise brusque des cours. Moi, je voudrais faire un stage mais je ne sais pas quoi faire si
l'examen reprend », se plaint Sabrina Heriniaina Randria­nantenaina, une étudiante au sein du départe­ment de la faculté des Sciences.


Vonjy Radasimalala
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  • delatte : [ 23 fevrier 2012 à 10h:09 ] Ces "universitaires" en grève permanente comment font-ils pour subvenir à leurs besoins? Les temps de grève ne doivent être rémunérés! Ils sont des privilégiés en comparaison avec la majorité de la population. les primes doivent correspondre à une réalité étrangère à la fonction mais en lien direct avec celle-ci, de la situation particulière de l'agent concerné ou encore être la récompense d'une "performance" telle la publication sur une recherche aboutie. Les primes qui ne sont en réalité que le moyen d'augmenter la rémunération de base sans réelle "contre partie" (considération au sens du common law) relèvent de la mauvaise gouvernance. Alain
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