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Edition n° 4707 du 03-09-2010
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POLITIQUE

Cercle de réflexion
Délicates discussions
Une quarantaine de partis et associations politiques avancent à petits pas pour tirer un accord politique.
 
Un long et sinueux chemin. Les partis regroupés au sein d'un cercle de réflexion prennent leur temps pour boucler les discussions autour de la validation d'un accord politique pour une sortie de crise.
Des représentants d'une quarantaine de partis entament une troisième journée bloquée ce jour. « Pas de précipitation. Il faut bien réflechir avant d'avancer pour que le projet ne capote pas », a déclaré le délégué d'un parti, hier. Il résume les étapes qui restent à franchir avant d'obtenir un accord politique minimum, discuté par les nombreux partis et associations politiques.
La première journée bloquée avait eu lieu samedi, après une première apparition publique lors de l'officialisation du projet. Mais auparavant, des représentants d'une vingtaine de partis dont le Malagasy tonga saina (MTS), le Libéralisme économique et actions démocratiques pour la reconstruction (Leader Fanilo), l'association Tanora malagasy vonona (TGV) ou encore l'Akaikin'ny Vahoaka indrindra (AVI) avaient déjà eu plusieurs réunions préparatoires.
Esquisse d’acccord
L'accord politique qui aura été obtenu à partir de cette initiative devrait permettre à ses signataires d'unir leurs voix. Et ce, avant de se présenter au dialogue national. Ils caressent même le rêve secret de voir le processus supplanter la conférence nationale, en cas de réussite.
Le projet est ambitieux mais les points sensibles à traiter sont aussi nombreux. Pour l'instant, une esquisse d'accord a été trouvée. Mais la gestion de la transition, avec en prime la clé de répartition au sein de la transition, constitue entre autres l'un des gros morceaux encore en suspens.
Conscients de l'étroitesse de la marge de manœuvre, les formations politiques concernées ont commencé par discuter des sujets moins brûlants pour ne pas hypothéquer la démarche. Leurs représentants s'empressent de chercher d'autres arguments pour ne pas braquer le feu des projecteurs sur le point sensible de la gestion de la transition.
L'hétérogénéité du mouvement est évoquée afin de justifier l'avancement du projet. « Il fallait encore régler plusieurs préalables et établir une discipline avant d'aller au fond des choses. Et aussi, établir une règle de conduite commune aux partis issus des différents coins », explique un autre dirigeant de formation politique. « Plusieurs autres partis intègrent en cours de route le processus, d'où la nécessité du temps avant d'avancer », ajoute-t-il.
 
Iloniaina Alain
Date : 29-07-2010
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