 31-07-2010

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| FAITS DIVERS
Ambohidratrimo |
Trois blessés dans une entreprise |
Agitation au sein d'une entreprise franche à Ambohidratrimo qui vient de licencier. Des gendarmes ont été mandés pour calmer la colère des employés. |
La nuit du jeudi a été longue pour les riverains de l’entreprise franche M Klein, sur la RN 4 à la sortie d’Ambohidratrimo. Vers dix huit heures, les éléments de la gendarmerie locale ont tenté de faire sortir des employés de cette entreprise franche, réclamant la régularisation du cas d’autres employés licenciés le 19 janvier dernier et le jour où ces faits se sont déroulés.
Des centaines d’employés ont organisé un sit-in vers seize heures. « On nous a demandé d’arrêter notre travail. Ensuite, des mécaniciens sont venus démonter les machines. Un de nos collègues a pris tout ce petit manège avec la caméra de son mobile », raconte Ratolojanahary Robert, l’un des employés et délégué du personnel. Ces derniers avaient pressenti une tentative de fausse inculpation perpétrée par leur administration. « Je suis presque sûr qu’ils nous incomberont la faute , en évoquant des destructions de matériels. Ainsi, notre revendication n'aura plus gain de cause », ajoute t-il. Vers dix huit heures, les responsables ont appelé les forces de l’ordre à la rescousse pour faire sortir les grévistes rassemblés dans un local de l’entreprise.
Bras de fer
La réaction des forces de l’ordre ne s’est pas fait attendre. Trois personnes ont été blessées et les forces de l’ordre ont procédé à une arrestation. Un des éléments sur place a lancé une grenade fumigène vers les grévistes. C’était une première tentative. Certains ont résisté, mais d’autres se sont défilés. « Le comble, c’est que les employés qui tentaient de fuir ne le pouvaient pas car le portail était fermé. Alors, nous avons escaladé la clôture », raconte un des employés. Quelques minutes après, les gendarmes ont convoqué les délégués du personnel. « Ils nous ont demandé de raisonner nos collègues sinon, ils interviendraient avec plus de vigueur », évoque Robert d’un air remonté. « Voyant notre entêtement, les forces de l’ordre ont utilisé des objets pointus contre nous. Mais nous avons suivi la consigne. Nous n’avons pas bougé. », raconte Rasoarimanana, une contrôleuse de ligne, plus marquée que jamais. Elle fait partie des blessés durant le bras de fer entre les employés et les forces de l’ordre.
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Maminirina Rado
Date : 20-02-2010 |
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