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Edition n° 4707 du 03-09-2010
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La lutte contre le Sida ralentit
La caisse destinée à la prise en charge des personnes vivant avec le Vih est vide. Une levée de fonds pour leur venir en aide s’avère impérative.
 
Les personnes vivant avec le Vih (PVVIH) de nouveau dans l’expectative. Le fonds de garantie assurant leur prise en charge médicale est à sec. Ce fonds a été mis en place depuis novembre 2007 pour couvrir les besoins médicaux payants des malades qui n’ont pas de ressources financières. Il s’agit d’une caisse permettant aux PVVIH de bénéficier des soins urgents.
« La crise a affecté la plupart des membres qui côtisent pour le fonds de garantie. Ainsi, peu de liquidités ont été collectées au cours de cette année », explique Jack Rasoanaivo, responsable du fonds de garantie au sein de l’association Fifafi d’Analamanga, qui s’inquiète de l’avenir des PVVIH à Madagascar.
Dettes de Ar 10 millions
Depuis sa mise en place, plusieurs malades ont pu bénéficier de ce fonds. Actuellement, ils sont désemparés face à cette situation. « L’association de Fonds de solidarité a pu prendre en charge 75 PVVIH et cinq enfants au cours de cette année. Avec cet effectif, nous enregistrons une dette de plus de 10 millions d’ariary auprès des hôpitaux de référence », affirme le responsable.
Il explique que les soins médicaux coûtent cher. Une PVVIH dépense Ar 60 000 pour un bilan médical et Ar 100 000 pour le traitement des infections.
Des généreux donateurs sont venus en aide au fonds de garantie. Pour ne citer que le collège de France, la société Shell Madagascar. « Les besoins sont encore énormes. Le fonds de garantie ne doit en aucun cas être minimisé. La vie des PVVIH en dépend énormément », souligne Jack Rasoanaivo.
Les cotisants du fonds de garantie dont les associations de prise en charge, les associations confessionnelles et les entreprises organiseront bientôt une levée de fonds avec le programme des Nations unies pour le développement afin de procéder au recouvrement des dettes et assurer le bon fonctionnement des fonds pour l’année à venir.
 
Fanja Saholiarisoa
Date : 07-12-2009
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