 03-09-2010

Humeur | Expression | Chronique de Vanf | Idées et débats | Courrier des lecteurs |

| POLITIQUE
Congrès de la Transition |
Le Leader Fanilo pour une élection |
Le parti de Razafimahaleo propose l'élection des membres de l’assemblée. Les ministres actuels resteront à leur poste. |
Le parti de feu Herizo Razafimahaleo, le Libéralisme économique et action démocratique pour la reconstruction (Leader Fanilo), revient à la charge. Au cours d’une conférence de presse tenue hier, son vice-président, Benja Razafimahaleo, a de nouveau évoqué la nécessité d’élire les membres du Congrès de la Transition. Une proposition que la formation politique a déjà soumise à la fin du mois de septembre, mais qu’elle a remise au goût du jour.
Face au blocage rencontré dans la formation du gouvernement, le porte-parole du Leader Fanilo en a appelé à l’arbitrage de l’électorat. « Laissons le peuple choisir », a-t-il déclaré hier au siège du parti, en présence du secrétaire général, Alain Rakotomavo. « Parce que les mouvances ne s’entendront jamais, et parce que la situation ne s’arrangera pas », a-t-il expliqué. Le Leader Fanilo demande ainsi « une élection au suffrage universel des membres du Congrès de la Transition ».
Dans un communiqué remis à la presse, la formation politique propose qu’un scrutin ait lieu avant le 30 avril 2010 et soit organisé par un organisme indépendant, supervisé par la Communauté internationale. Quant aux textes à appliquer pour cette élection, elle souhaiterait remettre en selle ceux qui étaient en vigueur sous la 3ème République et qui avaient servi à l’élection des députés de l’ancienne Assemblée nationale.
Statu quo
L’idée du Leader Fanilo est, par ailleurs, de maintenir le statu quo dans la composition actuelle du gouvernement jusqu’à ce que la nouvelle assemblée soit mise en place. Dans l’optique du parti, le Premier ministre de consensus, Eugène Mangalaza, resterait chef du gouvernement, mais il aurait sous ses ordres les ministres désignés unilatéralement par Andry Rajoelina le 8 septembre dernier.
Ce n’est pas la première fois que le parti dirigé par Manassé Esoavelomandroso propose des élections législatives pour départager les mouvances. Lorsque l’application des accords de Maputo a buté sur la résistance de l’ancien premier ministre Monja Roindefo, la proposition avait déjà été lancée. À l’époque, l’idée était également de permettre le maintien de l’ancien chef du gouvernement et de son équipe à leur poste.
|
Lova Rabary-Rakotondravony
Date : 02-12-2009 |
|
|
|
Statistique |
Vous êtes le 7157ème visiteur du jour.
Il y a en ce moment 280 visiteurs en ligne.
|
|
|