 03-09-2010

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Conseil du psy |
Comment prévenir la violence conjugale |
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La Journée internationale de lutte contre la violence à l'égard de la femme a été axée sur la dénonciation. Le côté prévention de la violence
a été occultée. Pourtant, la justice doit être un dernier recours.
Est-ce normal qu'un mari batte sa femme ? En tout cas, le phénomène devient de plus en plus récurrent actuellement.
Dans les pays pauvres et en voie de développement, la violence à l'égard de la femme est un fait avéré. «Tout être humain est de nature agressive. Seulement, les gens ne savent pas maîtriser cette agressivité, c'est pourquoi ils sont violents. Ainsi, il faut tourner cet instint agressif en activités productives ou en activités ludiques, pour qu'il apporte du bien pour soi», explique Victorine Randrianarivo, psychologue et sociologue.
Elle estime que le dialogue doit primer au sein du couple, afin d’éviter la violence conjugale. Porter l’affaire au Tribunal doit être un dernier recours.
«Le couple doit toujours communiquer. La communication et l'écoute de l'autre sont très importantes dans une vie à deux. Savoir s'écouter est une bonne chose dans un couple », souligne la psychologue.
Accompagnement
Elle ajoute que la maîtrise de soi doit suivre tout cela. Mais elle s'apprend. C'est la raison pour laquelle il faut faire appel au psychologue.
Pour Edmond Rafalimanana, éducateur spécialisé au sein du centre Mifohaza, la femme a un rôle primordial à jouer dans la lutte contre la violence dont elle est victime.
«La femme a intérêt à bien se comporter vis-à-vis de son mari pour que celui-ci ne soit pas contrarié. Elle doit à la fois être une éducatrice pour son époux et avoir une opinion très ferme. C'est là que le conflit apparaît et naît parfois, car les hommes ne s'adaptent pas facilement aux exigences des femmes », avance l'éducateur.
Les travailleurs sociaux jouent aussi un rôle majeur dans l'accompagnement des familles pendant leur visite à domicile. Ils essaient de vulgariser cet aspect d'écoute d'autrui.
Encadré
La démarche à suivre
La victime doit se procurer dans les 72 heures après l'acte de violence physique d'un certificat médical qui servira de document de confrontation devant la Justice.
Ensuite, elle doit porter plainte auprès du commissariat de police. Celle-ci procède à l'enquête policière et transfère l'affaire auprès de l'instance judiciaire. Parfois, le rapport des travailleurs sociaux peut s'avérer utile pour le procès.
Les victimes issues de milieux défavorisés ne disposant pas d'avocats peuvent bénéficier de leur service par l'intermédiaire des centres d'écoute ou des travailleurs sociaux.
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Fanja Saholiarisoa
Date : 27-11-2009 |
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