 17-03-2010

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| RéGION
Anjozorobe |
De l’eau potable à domicile pour les particuliers |
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Bonheur dans la ville. Le branchement individuel désormais possible à Anjozorobe, située à 90 km de la capitale. A l'entrée de la localité, un grand château d'eau d'un volume de 50m3 se dresse, assurant l'alimentation en eau d’une population plus de 6 500 habitants.
« C'est la première fois que notre village bénéficie de l'adduction d'eau potable de cette taille et de bonne qualité », indique Lova Andriamanantsoa, maire d'Anjozorobe.
La population a participé activement à la réalisation de cette infrastructure avec la principale aide de l'association Amitié Madagascar Ile-de-France (AMIF) et ses partenaires. «Au début des travaux de construction du château d'eau, toute personne, âgée de plus de 18 ans, a versé 2 000 ariary. La population a également assuré en partie la main-d'oeuvre et les apports en matériaux de construction », indique Jacques Ranivoarimanga, responsable du comité de l'eau.
Le coût total des travaux est estimé à 25 000 euros, selon Suzanne Speidel, présidente de l'AMIF au cours de la réception finale, vendredi 13 novembre. «Nous nous sommes efforcé pour que les infrastructures respectent les normes, comme l'existence d'une unité de traitement au chlore ou encore l'entretien rigoureux du bassin versant et du barrage », poursuit-elle.
Santé
Pour l'approvisionnement en eau du particulier, le comité de l'eau assure la gestion totale sous la supervision de la mairie. «Un tarif forfaitaire annuel ou mensuel est appliqué aux usagers collectifs et particuliers, à répartir par famille, école, établissement sanitaire ou encore hôtel », poursuit Jacques Ranivoarimanga.
L'approvisionnement en eau potable est déjà opérationnel depuis l'année dernière avec un premier citerne de moindre capacité.
Les conséquences directes de cette adduction se font déjà sentir sur la santé de la population.
« Nous avons constaté ces derniers temps une diminution significative de la diarrhée, autant chez les enfants que les adultes. En 2007, le taux s'élevait à 14,30%, et il a baissé à 9,65% l'année suivante pour arriver à 1,06% cette année. La diarrhée persiste dans les milieux où l'eau potable ne coule pas», conclut le docteur Vololona Andriamanalinarivo, médecin-chef du Centre de santé de base d'Anjozorobe.
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Noro Haingo Rakotoseheno
Date : 20-11-2009 |
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