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Edition n° 4566 du 17-03-2010
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ECONOMIE

Chaîne pénale
Enquête sur les vaches importées

 
La chaîne pénale anti-corruption a ouvert une enquête sur les importations de vaches laitières et de chèvres sous le régime Ravalomanana.

Un dossier lié aux importations de vaches laitières en 2005 et 2006 vient d'atterrir à la chaîne pénale anti-corruption, à Faravohitra. L'information qui a déjà circulé depuis lundi a été confirmée par un responsable au sein de
cette structure hier. D'après notre source, une enquête d'instruction est déjà ouverte et certaines personnalités concernées par ce dossier ont déjà été auditionnées, aussi bien au Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) qu'à Faravohitra. Mais aucun des hauts responsables de l'époque, dont les ministres, pour l'instant, n'a encore été inquiété.
« Jusqu'à maintenant, je ne suis au courant de l'existence d'un quelconque dossier ou d'une convocation par la chaîne anti-corruption me concernant », affirme sous couvert de l'anonymat un ancien ministre dont le nom a été évoqué dans ce dossier.
Appel d'offres
Pour l'instant, les responsables restent encore discrets sur les détails de l'affaire. Certaines indiscrétions avancent néanmoins que c'est la procédure d'achat des animaux en Nouvelle-Zélande qui fait l'objet d'une enquête approfondie, pour déterminer s'il y a eu corruption ou pas. Le mode de distribution des animaux aux éleveurs locaux est également concerné.
Le régime Ravalomanana avait importé à deux reprises, en 2005 et 2006, des vaches de la race Holstein. La première vague comportait 900 têtes et la seconde 1 200, ce qui fait un total de 2 100 têtes. À l'époque, il a été question d'attribuer les animaux par appel d'offres, en tenant compte de la capacité de éleveurs à assurer leurs besoins en matière de nourriture et de superficie de pâturage. Outre quelques éleveurs presentés à la presse dans la région d'Analamanga, entre autres, aucune liste officielle des acquéreurs du reste des 2 100 têtes n'a été sortie au niveau des autorités, à l'époque.
L'ouverture d'une enquête à la chaîne pénale anti-corrupion signifie que l'affaire monte déjà à un niveau supérieur. Mais, cela n'implique pas forcément qu'il y aura des poursuites contre des personnes. En fait, la démarche de la chaîne
pénale est la continuité d'une première enquète déjà entamée par le Bianco qui a décidé de lui transmettre le dossier. L'ouverture d'un procès sera décidée à l'issue des enquêtes.
 
Mahefa Rakotomalala
Date : 04-11-2009
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