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Edition n° 4707 du 03-09-2010
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POLITIQUE

Tantely Andrianarivo
« J’ai toujours fait de la politique »
L’ancien Premier ministre de Didier Ratsiraka s’exprime pour la première fois sur la situation à Madagascar après sept ans de silence.
 
• Votre présence au Sommet des chefs de file des quatre mouvances signifie-t-elle votre rentrée politique ?
– (Sourire). Est-ce que cela signifie que j’ai arrêté de faire de la politique pendant un certain temps ? Non. J’ai toujours fait de la politique. J’ai été incarcéré en 2002 puis, je suis tombé malade. Je suis ensuite parti en 2004. J’ai toujours suivi et discuté de près les événements du pays avec des amis qui ont dû souffrir de leur situation.

• Que faites-vous maintenant ?
– J’avais des contraintes pour participer aux Sommets de Maputo-I et II. Maintenant, je peux venir à Addis-Abeba pour la rencontre des chefs de file. J’apporte ma contribution avec le président Ratsiraka pour constituer une équipe la plus compétente possible, pour aider le pays à sortir de la situation actuelle.

• Quelle place allez-vous occuper dans la transition ?
– Comme je vous l'ai dit, j’apporte mon appui au Président Ratsiraka dans le processus actuel. Pour ma part, nous nous sommes convenus au sein de la mouvance que je ne participerai pas à l’Exécutif de la transition.

• Comme les membres de l’Exécutif ne peuvent pas briguer un mandat électoral, peut-on s’attendre à votre candidature aux présidentielles ?
– (Sourire) On n’en est pas encore là. Pour l’instant, nous sommes ici à Addis-Abeba pour trouver des solutions à la situation au pays.

• Des bruits courent sur un éventuel rejet du camp de Ratsiraka du Premier ministre Mangalaza. Est-ce vrai ?
– Le président Ratsiraka avait donné des noms à Maputo pour le poste du Premier ministre. Maintenant, je pense qu’on ne va plus revenir sur le sujet au risque de perdre du temps. Le président Ratsiraka n’a jamais dit de revenir sur les discussions du 6 octobre(*).

• Quel bilan tirez-vous des sept ans de pouvoir de Marc Ravalomanana ?
– Je ne souhaite pas parler de ça. Seulement, si nous sommes arrivés là où nous sommes, c’est qu’il y avait quelque chose qui n’avait pas marché. Maintenant, il faut s’atteler à redresser la situation. Il faut que nous ayons la reconnaissance internationale pour le redémarrage de toutes les activités économiques. À ce propos, 100 millions de DTS sont déjà prêts auprès du Fonds monétaire international (FMI) dès que le gouvernement et les structures de la transition seront en place. Nous avons trois jours pour faire un effort afin de trouver des solutions. Il faut arriver à une position commune afin d’aboutir à un accord.

(*) C’est en marge de la réunion du Groupe international de contact (GIC) du 6 octobre à Antananarivo que le nom d’Eugène Mangalaza est sorti du chapeau des négociations entre les mouvances politiques comme Premier ministre.

Propos recueillis par
 
Iloniaina Alain
Date : 04-11-2009
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