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Edition n° 4678 du 31-07-2010
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POLITIQUE

Ablassé Ouedraogo
« L’intérêt de la Nation doit primer »

 
L’émissaire de l’UA dans l’équipe de médiation de la crise malgache fait le point sur l’objet de la réunion du 3 au 5 novembre à Addis Abeba.

• Quel sera l’objet de la réunion du 3 au 5 novembre à Addis Abeba ?
- Addis-Abeba n’a qu’un seul objectif : composer les structures et attribuer les responsabilités au sein du gouvernement, ainsi que les autres institutions dont la clef de répartition n’a pas encore été déterminée. Notre ambition est qu’au sortir de ces trois journées, Madagascar soit dotée de toutes les institutions qui permettront aux Malgaches de se mettre au travail. Pour que la relance au niveau des activités économiques devienne une réalité, et pour que la route empruntée pour le retour à l’ordre constitutionnel s’éclaircisse. Il reste encore douze mois, c’est encore faisable. Il est tout à fait possible que Madagascar ait un nouveau président et une nouvelle Constitution en 26 juin 2010.
• Pensez-vous que cette date soit réaliste ?
- Dans la mesure où cette proposition tombe dans l’intervalle de quinze mois sur lequel les Malgaches se sont mis d’accord, la Communauté internationale fera tout pour accompagner le processus de la façon la plus sereine.
• La question de la présidence de la Transition figurera-t-elle à l’ordre du jour ?
- Nous sommes dans une dynamique. La réunion du 6 octobre a permis de débloquer ce qui était une difficulté à Maputo II, c’est-à-dire la nomination d’un premier ministre. A partir du moment où cela a été fait, tout le scénario de Maputo II, c’est-à-dire Andry Rajoelina à la présidence de la Transition, la vice-présidence de la Transition à la mouvance Zafy, etc. est en route. Pour nous, la Communauté internationale, il n’y a pas d’équivoque, et nous avançons. Le travail à faire à Addis-Abeba, c’est simplement compléter la composition des institutions.
• Marc Ravalomanana continue de contester la présidence de la Transition à Andry Rajoelina…
- Le président Ravalomanana aura l’occasion de développer ses arguments. Mais encore une fois, ce qui nous intéresse, c’est de compléter la mise en place de la transition. Nous espérons que la réunion d’Addis-Abeba sera la dernière, et qu’après elle, les Malgaches pourront se mettre au travail dans le calme et la sérénité. La souffrance du peuple malgache est tellement grande que les hommes politiques doivent mettre de côté leurs intérêts personnels et faire primer l’intérêt du pays.

Propos recueillis par
 
Iloniaina Alain
Date : 30-10-2009
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