 03-09-2010

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| ECONOMIE
Trafic de bois de rose |
Des grands commis sur la sellette |
Les responsables de l'exportation illicite de bois précieux à Vohémar commencent à être identifiés. Un directeur vient déjà d'être limogé. |
Plusieurs têtes risquent de tomber après l'affaire d'exportation illicite de bois précieux à Vohémar. Moins de 24 heures après l'arraisonnement du bateau « Lea » qui transportait 91 conteneurs et arraisonné au port de Toamasina, les premières sanctions commencent à tomber sur les responsables locaux touchés par ce scandale.
Selon notre information, le directeur de l'Environnement et des forêts de la région SAVA est suspendu de son poste. Son rôle dans cette affaire reste à établir, mais d'ores et déjà, on sait que d'autres personnalités risquent également de suivre son pas. Hier face à la presse, Hery Rajaonarimampianina, ministre des Finances et du budget et membre du task force regroupant sept ministères, n'a pas caché son intention face à une éventuelle implication des agents détachés de son département.
« Nous seront très stricts dans l'application des sanctions si jamais l'enquête en cours établit qu'un ou plusieurs de nos agents en poste à Vohémar ont trempé dans cette affaire », avertit-il, faisant clairement allusion aux responsables de la douane locale.
Quatre-vingt-onze conteneurs de bois de rose ont été saisis au port de Toamasina, mercredi soir. Ils ont été embarqués à bord du « Léa » et ont pu quitter le port de Vohémar mardi 7 octobre, malgré un ordre contraire provenant du ministère des Finances et du budget. Le navire a été ensuite dérouté vers le grand port de l'Est sur ordre du ministère du Transport.
L'autorisation d'exportation de ces conteneurs est soumise à des conditions strictes suivant un arrêté publié par le ministère de l'Environnement et des forêts en date du 21 septembre. Parmi ces conditions figurent le paiement d'une amende de 72 millions d'ariary en sus des autres frais de douane relatifs à l'exportation de bois précieux.
27 vérifications
« Cet arrêté chapeaute tous les autres arrêtés et dispositifs pris antérieurement. Si les exportateurs ne sont pas en règle avec cet arrêté, ils sont condidérés comme étant en infraction », précise Hery Rajaonarimampianina.
Aux dernières nouvelles, 27 sur les 91 conteneurs ont pu être vérifiés comme étant en règle vis-à-vis de l'administration. Ils peuvent donc être exportés. Pour le reste, leurs propriétaires doivent encore s'acquitter des 72 millions d'ariary ainsi que d'autres éventuelles amendes pour cause d'infraction douanière.
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Mahefa Rakotomalala
Date : 10-10-2009 |
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