 09-02-2010

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| ECONOMIE
Bois de rose |
Saina Michel dénonce une mafia |
Le rapport établi par le chef de région d'Analanjirofo sur la filière bois de rose fait état d'une grande désorganisation. Des mesures doivent être prises. |
Cacophonie totale. Le bilan sur la filière bois de rose dressé par Saina Michel, chef de région d'Analanjirofo, hier lors d'une conférence de presse explique la pagaille dans différents maillons. Actuellement, 60 000 pièces de bois sont répertoriées dans la région de Sava, de même dans l'Analanjirofo. Cependant, la commercialisation et l'exploitation se font d'une manière illicite. Des actes de faux et usage de faux ont été dénoncés par le premier responsable de la région. Des forces de l'ordre sont même impliquées dans l'affaire.
Produits saisis
« En ce qui concerne la région d'Analanjirofo, des nouvelles coupes de bois n'ont pas été appréhendées. Cependant des infractions ont été effectuées au niveau de la commercialisation et de détention », indique Saina Michel. « Un officier est concerné par cette magouille. Il se charge de la sortie illicite des bois qui n'ont pas obtenu une autorisation », continue ce responsable.
Au cours d'une dernière opération d'assainissement dans la région, 400 pièces de bois de rose ont été saisis à Maroantsetra et à Mananara, ainsi que 4 tonnes de quartz endémique. Sur ces 400 pièces, seulement 100 ont été soumises à des ventes aux enchères, à raison de 2600 ariary le kilo. Le reste fait encore objet d'un litige.
Or, un opérateur de nationalité malgache a fourni des dossiers mentionnant le transfert de 247 pièces de bois. Des magasins ont été scellés à l'issue de l'initiative. Des procédures judicaires sont en cours auprès du tribunal de Maroantsetra et celui de Toamasina.
Face à cette situation, la mise en vigueur d'une autorisation de ramassage exigeant la traçabilité est proposée au gouvernement. Une mesure qui devra soutenir la population mais aussi éradiquer la commercialisation illicite. En vertu de cette disposition, seuls les détenteurs d'autorisation de ramassage peuvent établir des contrats avec les sociétés d'exportation agréées. Ces dernières peuvent demander une autorisation de transfert à Toamasina.
Par ailleurs, une ristourne de 300 ariary par kilo est imposée aux exportateurs.
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Lantoniaina Razafindramiadana
Date : 18-09-2009 |
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