 09-02-2010

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Négociations |
Relent d’échec à Maputo |
Aucun accord n’a été trouvé, hier à Maputo, concernant les postes de direction de la Transition. Toutes les délégations rentrent ce jour. |
Les prolongations des négociations n'ont rien donné, hier, à Maputo. Les quatre chefs de mouvances ne sont pas arrivés à se mettre d'accord sur la nomination du président de la Transition et du Premier ministre. Deux postes que la mouvance Rajoelina ne veut absolument pas lâcher. «Nous sommes un peu bloqués car nous trouvons logique que notre mouvance dirige la Transition», a déclaré le président de la HAT à la presse, lors de la suspension des débats, dans la nuit de mercredi.
Jusqu'à hier soir, les réunions à huis-clos succèdent aux interruptions des pourparlers, sans que la situation évolue. Les alliances se font et se défont sans qu'une lueur d'espoir ne pointe à l'horizon. Les allers et venues des chefs de mouvance, les uns vers les autres, sinon vers le président du GIC, Joaquim Chissano, sont devenus un spectacle interminable au centre de conférence de Maputo.
Mince chance de réussite
Les négociations ont repris, hier, pour tenter de sauver les meubles, mais les positions de Rajoelina n'ont pas changé, jusqu'à la fin, et en dépit des efforts des membres du GIC et des chefs des autres mouvances. Ravalomanana s’est dit prêt à faire des concessions si Rajoelina lâchait la primature.
Joaquim Chissano et Didier Ratsiraka ont essayé, hier, tour à tour, de raisonner Andry Rajoelina, mais il s'est montré intraitable et indifférent à toutes les propositions qui visent à le dissocier de son Premier ministre. Ratsiraka aurait fini par s'emporter devant l'intransigeance de Rajoelina et aurait proposé d'annuler la Charte de Transition. Néanmoins, Ratsiraka ne perd pas espoir. «On trouvera une solution», a-t-il affirmé.
Monja Roindefo, lui même, s'est entretenu avec les quatre chefs de mouvance, ainsi qu'avec Joaquim Chissano,mais cela n'a pas réussi à débloquer la situation.
Ce qui n'empêche pas les membres du GIC de garder leur optimisme. «Si le premier ministre Monja Roindefo accepte de libérer la primature pour prendre un autre poste, comme celui de vice-Premier ministre ou de président du Conseil de la transition, alors tout le package est accepté, avec Rajoelina à la présidence», a expliqué à l'AFP le médiateur de l'Union africaine, Ablassé Ouédraogo.
Vers 23 heures, les marchandages ont continué. «J'ai encore de l'espoir car je sens une volonté de débloquer la situation de la part de toutes les mouvances», signale Régis Manoro, de la mouvance Albert Zafy, au cours d'une pause tout en reconnaissant que les débats sont ardus. «Les écueils concernent les trois postes de président, du premier ministre et du vice-président», confirme-t-il.
À la reprise des pourparlers, aucune issue probable ne s’est pointée à l'horizon, en dépit de la conviction d'un médiateur. «On doit signer un accord, ne serait-ce que partiel, ce soir», révèle-t-il.
Comme les délégations sont prévues reprendre l'avion tôt ce matin, les chances de voir les négociations aboutir à quelque chose sont très minces. Si Maputo n'est pas encore un échec total, il en a l'allure.
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Andry Ratovo
Date : 28-08-2009 |
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