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Edition n° 4707 du 03-09-2010
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ECONOMIE

FILIERE VANILLE
Les producteurs soutenus
Si les exportateurs de vanille craignent des impacts sur la fixation des prix à l'exportation, les acheteurs, eux, encouragent, l'initiative.
 
Coup de théâtre dans le secteur vanille. La fixation du prix à l'exportation n'a pas déplu les acheteurs internationaux. Une décision qui, à un certain moment, a créé un remue-ménage au sein des exportateurs. Un émissaire du groupe Vanipro, Michel Manceau, envoyé à Madagascar pour constater de visu les réalités sur terrain, a annoncé qu'un prix plafond n'est pas une menace pour la filière. Au contraire, de telle initiative devra contribuer à l'amélioration de la production, car c'est encourageant pour les producteurs. « Avec un prix très bas, les producteurs ont tendance à délaisser les cultures, et les maladies ne sont pas traitées. Ce sera une grande menace pour la filière qui tend à disparaître. », indique Michel Manceau.
« Dans ce cadre, la fixation du prix à l'exportation et au niveau des producteurs constitue un atout pour les acheteurs », poursuit-il.
En ce qui concerne les prix appliqués, la fixation des prix à 27 dollars à l'export, et à 35 000 ariary le vrac au niveau des producteurs, est jugé bien en-deçà des tarifs estimés pénalisants. Selon le point de vue des acheteurs, le prix à l'export est encore soutenable à 50 dollars, prix de revient minimum pour la vanilline, grande concurrente de la vanille naturelle.
Par ailleurs, pour les prix de la vanille verte au niveau des producteurs, ils estiment que le prix appliqué actuellement, à raison de
10 000 ariary le kilo, au stade du vrac, doit être ramené à 35 000 ariary pour que l'activité soit rentable, que les plantations soient bien entretenues et que la surpollinisation qui fragilise la plante soit évitée. « Les acheteurs sont conscients que ce prix de 10 000 ariary est trop bas pour que les producteurs se donnent à leurs activités. L'unique souci des acheteurs est la disponibilité du produit », confirme l'émissaire.
En septembre
Face à la situation, les grands acheteurs sont actuellement en réflexion. Ils attendront au mois de septembre, la période habituelle de la grande collecte, pour s'approvisionner. Pour ce qui est des stocks de 2000 tonnes, répartis sur les marchés extérieurs, ils sécurisent les industriels, compte tenu de la baisse de la production mondiale avec l'application de prix très bas, comme en Ouganda ou à cause de la maladie Fuzariose comme en Inde. En tout cas, les opérateurs qui défendent la libéralisation du marché ne sont pas convaincus.
« Il n'est pas logique que des acheteurs veulent acheter de la vanille moins chère, allant de 20 à 27 dollars, alors qu'il y a ce stock qui est l'équivalent à la consommation annuelle sur le marché », avance un opérateur.
 
Lantoniaina Razafindramiadana
Date : 31-07-2009
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