 03-09-2010

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| ECONOMIE
Entreprises franches |
Crainte des employés à propos de l’AGOA |
La menace des état-Unis de supprimer l’accès à l'AGOA inquiète les employés des entreprises franches. Ils interpellent les politiques. |
Plus de 99% de chances de non-éligibilité de Madagascar à l'Africa Growth & Opportunity Act (AGOA). Cette affirmation de John Hargeaves, vice-président du Groupement des entreprises franches souligne l'urgence d’une prise de mesures face à la menace de la suppression de l'AGOA par les États-Unis.
Madagascar ne répond plus aux critères d'éligibilité à cause de la situation politique qui y prévaut. Faute de garantie, les acheteurs ont réduit leurs commandes. Malgré les négociations entreprises aux États-Unis par le patronat, les employés ne sont pas rassurés, comme l'a déclaré Jeannot Rakotomalala de la société Cotona.
Unanimité
De ce fait, les employés ont lancé un appel aux politiciens afin de trouver une solution rapide et juste pour mettre fin à la crise. Une lettre ouverte des travailleurs en trois versions, a été adressée aux quatre mouvances politiques lors d'une réunion, hier à l'espace de verre Ankorondrano. « Nous partageons le point de vue de la communuauté internationale : le retour à l'ordre constitutionnel par l'élaboration d'une feuille de route consensuelle », avance John Hargreaves.
Présents sur les lieux, les représentants des mouvances Didier Ratsiraka, Zafy Albert et Marc Ravalomanana ont été unanimes dans leur réplique. C'est d'apporter leur contribution dans la bataille des employés. « Nous vous promettons une solution d'ici la fin du mois », avance Fetison Michel, de la délégation de Marc Ravalomanana. « Nous ne sommes pas insensibles à vos problèmes. La politique et l'économie vont de pair. Nous allons suivre de près ce dossier AGOA », avance pour sa part Emmanuel Rakotovahiny, de la mouvance Zafy Albert. La solidarité a aussi été évoquée par le représentant de la mouvance Ratsiraka.
Les membres du comité des travailleurs, par ailleurs, se sont déplacés au palais d'Ambohitsorohitra pour remettre la lettre à la Haute autorité de la transition.
La suppression de l'AGOA, si elle a lieu, se fera vers la fin du mois de décembre. Cette mesure qui ne dépend que du président des États-Unis pourra engendrer une perte de 100 000 emplois, et touchera environ 500 000 individus.
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Lantoniaina Razafindramiadana
Date : 18-07-2009 |
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