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Edition n° 4535 du 09-02-2010
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POLITIQUE

Transition
Les conférences régionales divisent
Les autorités de la transition lancent le défi d'organiser des conférences régionales. Certaines mouvances politiques montrent leur réticence à les suivre.
 
Le gouvernement de la Transition se lance dans la course à la légitimité. Il tente de resserrer les rangs derrière lui au cours des conférences régionales et nationale. Le but est de mettre fin à la concurrence du processus de dialogue en vue de l'adoption de la charte de la transition exigée par la communauté internationale.
« Notre souhait est de voir participer tout le monde aux assises régionales et nationale et nous espérons qu'il n'y aura plus de nouvelles discussions en dehors de celles-ci », a déclaré Blanche Nirina Richard, coordinatrice nationale du comité d'organisation des conférences régionales, lundi sur Radio Antsiva.
La déclaration de la première responsable de l'organisation des assises régionales, prévues se tenir du 30 juin au 3 juillet, est on ne peut plus clair. La Haute autorité de la transition (HAT) souhaite se positionner en force dans la gestion de la transition en se passant du processus de dialogue, initié par la communauté internationale.
Surenchère
Annick Rajaona, porte-parole de la présidence de la HAT a assuré que « les réunions devront voir la participation de tout le monde sans exclusion, quelle que soit sa tendance politique ».
Les organisateurs des conférences régionales et nationale indiquent que ces rendez-vous constituent une plateforme nécessaire et suffisante pour discuter de l'avenir du pays. « C'est au cours de ces réunions qu'on devrait discuter de l'amnistie au cas par cas, au lieu d'une proposition globale », a soutenu l'un d'eux concernant l'annulation des peines.
L'enjeu des réunions est d'élaborer une feuille de route avec l’adhésion populaire la plus large possible pour gérer la transition. Jean Claude Boidin, ambassadeur de l'Union européenne, y voit un « premier test, grandeur nature ». Mais à en croire certaines déclarations des mouvances participant au dialogue à l'Hôtel Carlton, la situation promet une belle bataille politique et des surenchères en perspective. « L'initiative viole le principe d'une transition consensuelle et inclusive », a indiqué Mamy Rakotoarivelo, membre de la mouvance Ravalomanana. Même son de cloche chez la mouvance Albert Zafy.
« C'est une fuite en avant », a prévenu Emmanuel Rakotovahiny, chef de la délégation. « Le processus initié à
l'Hôtel Carlton n'est pas encore bouclé et on s'attaque à autre chose. Nous ne participerons pas à un tel rendez-vous », a-t-il averti.
 
Iloniaina Alain
Date : 24-06-2009
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