 03-09-2010

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Grève des paramédicaux |
Certains services pénalisés |
La journée de grève des paramédicaux a été largement suivie. Certains services des centres hospitaliers ont dû fermer les portes faute de personnel. |
Il est 10 heures. Les paramédicaux se bousculent dans la cour de l'hôpital HJRA pour mobiliser leurs confrères à rejoindre la grève. Comme prévu par le collectif des paramédicaux, le grand-rendez vous de grève a été fixé hier. Ils étaient moins nombreux en début de la matinée, mais le mouvement s'intensifiait au fil de la journée.
Si les établissements hospitaliers publics craignaient le pire, ceci n'a pas été le cas car seuls quelques services au sein du HJRA ont été pénalisés par la grève. Les services de radiologie, de rééducation fonctionelle et le bloc opératoire ont été désertés par les infirmiers spécialisés.
Insatisfaits
« Les paramédicaux de ces services ont été solidaires à rejoindre la grève pour soutenir la cause des paramédicaux », explique Tsialofana Andriankinana, président national de l'association des paramédicaux. Dans d'autres salles, c'est le calme et c'est la routine. Comme au service de la chirugie viscérale A et B où des infirmiers assurent les pansements.
Même le docteur Luc Herman Randrianirina, directeur général de cet hôpital affirme que seuls quelques-uns ont suivi la grève. « Beaucoup de notre personnel ont eu la conscience professionnelle et ont décidé de travailler. Mais la grève n'a pas eu beaucoup d'impact sur le fonctionnement de tout l'hôpital », ajoute-t-il.
N'ayant pas été satisfaits, les grévistes ont poursuivi leur grève au sein de la maternité de Befelatànana où ils ont cherché, vers midi, leurs collègues dans cet établissement pour rejoindre leur rang. « Beaucoup ont suivi les manifestants venus dans les salles avec des affiches », explique un médecin délaissée par trois de ses sages-femmes dans la salle d'accouchement.
La démonstration de force des paramédicaux s'est arrêtée dans l'après-midi dans l'ex école des sages-femmes de Befelatànana. « La grève va continuer tant que nous n'aurons pas gain de cause. Et pourtant, nous sommes prêts à tout arrêter une fois que nous aurons une réponse écrite de nos revendications », affirme Jean Valérien Rakotonandrasana, porte-parole du collectif des paramédicaux grévistes. Il confirme qu'une rencontre avec le ministre de la Santé Henri Ranaivoarisoa est prévue ce jour. Une affirmation non confirmée par le concerné.
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Fanja Saholiarisoa
Date : 09-06-2009 |
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