 03-09-2010

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| POLITIQUE
Assises nationales |
Le camp de Tgv dit non |
Les partisans du mouvement de contestation ne participeront pas aux Assises nationales. Ils insistent sur le départ du Président. |
Les dirigeants politiques ainsi que les collaborateurs d'Andry Rajoelina dont en majorité les membres du « gouvernement de Transition » font un bloc. Ils s'opposent à la tenue des assises nationales du 12 au 15 mars afin de trouver des solutions à la crise dans la capitale. Un rendez-vous organisé conjointement par le Conseil chrétien des Eglises (FFKM) et l'Organisation des Nations Unies (ONU), deux entités s'occupant de la médiation entre les deux protagonistes lors des négociations à Ambohimanambola.
Hary Naivo Rasamoelina, secrétaire général du Comité national de coordination (CNC), s'est montré ferme hier en mettant au clair la position commune des adhérents de la Plate-forme. « Nous n'acceptons pas une telle conférence nationale. Nous n'y participerons pas », a-t-il déclaré lors de la conférence de presse à la villa Elisabeth à Ivandry, en présence des vice-présidents du CNC, Jean Lahiniriko, Manantsoa Masimana et Joseph Yoland ainsi que des « ministres de la Transition », des dirigeants politiques et des anciens parlementaires.
Hary Naivo Rasamoelina a avancé deux raisons à la décision de boycott aux assises nationales . Il s'agit, d'une part, du maintien de la revendication qu'est le départ du président de
la République Marc Ravalomanana de son poste et ,d'autre part, du manque de confiance du CNC envers le chef d'Etat et le FFKM.
Pour le CNC, la manifestation devrait s'intensifier sur tout le territoire national et il appartient au « gouvernement de Transition » d'organiser le dialogue national.
L'ancien président de l'Assemblée nationale, Jean Lahiniriko, a ajouté que la Transition se chargera du rétablissement de l'ordre.
Concertation élargie
De leur côté, d'autres politiciens non membres du CNC rejoignent aussi la position du grand rassemblement. C'est le cas de Cyrille Rasambozafy, secrétaire général du Mavana.
« L'organisation de cette concertation élargie est considérée comme une démarche élaborée à partir d'Iavoloha », a-t-il mentionné dans un communiqué.
Le président de la République, Marc Ravalomanana, compte par contre sur le dialogue national.
« Nous espérons que cette rencontre va résoudre rapidement le malaise qui prévaut actuellement dans la nation », a-t-il soutenu dans sa déclaration d'hier.
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Fano Rakotondrazaka
Date : 11-03-2009 |
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