 09-02-2010

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CONDITIONS SOCIALES |
Les sinistrés utilisent l’eau de l’Ikopa |
La borne fontaine de Tanjombato se trouve éloignée du site d’hébergement des sinistrés. Aussi, ces derniers se servent de l’eau de l’Ikopa pour tous leurs besoins. |
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Les sinistrés cuisent avec l’eau du fleuve Ikopa, faute d’eau potable. |
Les sinistrés abrités à Tanjombato Smart utilisent ouvertement l’eau de la rivière Ikopa. Pour laver le linge sale, ils empruntent le chemin caillouteux qui mène vers le pied de la digue, près du pont de la galerie Smart. Ils font le même trajet quand ils vont chercher de l’eau pour faire cuire le riz et préparer le repas, ou pour prendre une douche.
« Nous sommes fatigués d’aller puiser l’eau à la borne fontaine qui se trouve très loin de nous. C’est pourquoi, nous utilisons l’eau de l’Ikopa pour satisfaire tous nos besoins », révèle sans complexe Mariane Rahantanirina. Jusqu’ici, les responsables n’ont pas averti ces gens des conséquences de la consommation de cette eau, d’après cette mère de famille.
Appel aux responsables
Il existe pourtant des normes à respecter dans l’hébergement des sinistrés. Un point d’eau destiné à 250 personnes doit figurer en priorité dans chaque site. La question des abris est également très importante. A Tanjombato, quinze tentes accueillent 377 familles repêchées d’Anosimahavelona.
Une tente d’une superficie de 144m2 peut contenir en moyenne sept personnes, sans compter les enfants. Jusqu’ici, le Bureau national de la gestion des risques et catastrophes a acheminé 50 tentes pour les 19 000 sinistrés d’Analamanga.
Concernant les toilettes, les sans-abri logés dans ce site ont déjà lancé un appel aux responsables de la commune, pour que les immondices qui débordent des tinettes de leurs toilettes provisoires soient enlevées. Dans ce site, deux cabines de toilette sont construites pour 900 personnes. Un tel dispositif ne répond pas à la norme qui exige qu’une cabine de toilette soit utilisée par une vingtaine de personnes.
« La distribution de la nourriture complémentaire, la nomination d’un responsable de la sécurité de l’endroit, l’encadrement sanitaire des sans-abri, ainsi que l’assainissement sont des conditions qui ne doivent pas se séparer de la vie des sinistrés accueillis dans un site d’hébergement provisoire », précise un responsable d’un organisme international qui s’occupe des sinistrés.
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Noro Haingo Rakotoseheno
Date : 25-02-2008 |
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