 31-07-2010

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| RéGION
Inondation |
Onze morts dans la région Alaotra-Mangoro |
Alaotra-Mangoro déplore la mort de 11 personnes après le passage du cyclone Ivan. Les dégâts matériels sont évalués à plusieurs milliards d'ariary. |
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Une portion de la route est emportée par les eaux au niveau du village Manakana, transformant Antanambe en presqu’île. |
Onze morts et mille sinistrés dans la région Alaotra-Mangoro. Les mauvais souvenirs laissés par le cyclone Ivan mettront du temps à s'effacer dans les mémoires des victimes. Le coût des dégats en sont lourds, aussi bien pour les paysans que pour les autorités locales.
Les premières aides humanitaires sont arrivées sur place depuis quelques jours. Néanmoins, les victimes lancent un appel de détresse à l'endroit des dirigeants, face à la destruction de nombreuses infrastructures.
Huit personnes ont péri lors du passage du cyclone Ivan dans le district d'Amparafaravola, trois autres ont trouvé la mort à Moramanga. Les corps sans vie ont tous été retrouvés, le dernier ayant été découvert mercredi.
«Je ne voudrais pas minimiser les dégâts matériels, mais les pertes en vies humaines attirent beaucoup plus d'attention», déclare Jean Louis Robinson, ministre de la Santé et du planning familial, en même temps coach de la région Alaotra-Mangoro. Il a effectué une descente sur les lieux du désastre, jeudi.
« J'ai tout perdu, faute de ne pas avoir pu sauver à temps mes biens. La crue nous a surpris, ne nous laissant qu'une seule alternative : nous sauver avec nos enfants », raconte Noëline Razafindra-zaka, mère de sept enfants, habitant le village de Marofinaritra dans la commune d'Ambohimanarivo à Amparafaravola.
Réparer la digue
Elle a dû tout abandonner après la rupture à deux endroits différents de la digue. « Nous n'avions pas imaginé le pire. Nous n'avons même pas pu soustraire un grain de riz, si bien que nous serons contraints de repartir à zéro », poursuit-elle.
« Nous prions les autorités de trouver une solution, même provisoire, pour colmater la digue, source de notre misère », lance-t-elle.
Les premières aides humanitaires sont acheminées vers la région, notamment dans le district d'Amparafaravola, la zone la plus touchée. Des tentes, des kits de survie, des tôles, des petits intrants agricoles, et surtout des vivres et des produits de première nécessité sont distribués aux sinistrés.
Cependant, ce sont des secours d'urgence, et ils ne couvrent pas les besoins des sinistrés.
Encadré
Antanambe isolée
La commune rurale d'Antanambe paie un lourd tribut après le passage du cyclone Ivan. L'inondation a ravagé une partie de la ville et a coupé la localité du reste de la région.
Une portion de route est emportée par la crue à Manakana, un fokontany situé à l'entrée du bourg. Seules les pirogues permettent de relier les deux rives. La traversée coûte 300 ariary.
Selon les responsables locaux, la circulation ne sera pas rétablie dans les jours qui viennent. L'installation d'un pont Bailley s'avère la seule solution pour un retour à la normale. Malheureusement, les matériaux nécessaires font défaut dans la région Alaotra-Mangoro.
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Stéphane Solofonandrasana
Date : 23-02-2008 |
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