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« De temps à autre, certains ont suggéré que les États-unis ont abandonné Madagascar, ou vont le faire – mais c’est le contraire qui est vrai », a déclaré Eric Stromayer, chargé d’affaires à l’ambassade américaine, hier, à Andranoro, à l’occasion de la célébration de la Fête nationale des États-Unis. Un rendez-vous marqué par l’absence des représentants gouvernementaux mais en présence des généraux, André Ndriarijaona et Bruno Razafindrakoto, respectivement chef d’état-major général de l’armée et commandant de la Gendarmerie.
Eric Stromayer, en partance pour la Jordanie, répond à certains souhaits, à demi-mots avoués, par moments, par des dirigeants de la Transition. Il rappelle la ligne directrice de la diplomatie américaine par rapport à la situation à Madagascar, au moment où Leonardo Simao, membre de l’équipe de médiation, affirme la finalisation de la feuille de route.
Le chargé d’affaires dresse les contours des relations entre son pays et la Grande île face aux attaques contre la position américaine et ses conséquences, à cause de la non-reconnaissance du régime en place. « À travers notre assistance, le peuple américain continue de se tenir au chevet du peuple malgache en ce moment », affirme-t-il. « Malgré la crise, depuis quelques années, les États-Unis offrent plus d’assistance bilatérale au peuple malgache que tout autre pays, soit un total, en 2010, d’environ 85 millions de dollars », ajoute-t-il, laissant entendre une forte présence sur le terrain sans passer par le gouvernement.
Parallèlement, les Américains veulent afficher leur fermeté en politique. « La politique des États-Unis envers l’Afrique et Madagascar (…) est basée non sur des intérêts spéciaux, mais sur les idéaux et principes qui se trouvent au cœur même de la démocratie américaine », se défend le diplomate.
Risque d’isolement
Eric Stromayer rapporte une partie du discours d’Hillary Clinton, secrétaire d’État américaine, à Addis-Abeba, en Ethiopie, il y a un mois, pour enfoncer le clou. « Nous voyons les institutions telles que l’Union africaine, qui sont dédiées envers la démocratie et la bonne gouvernance à continuer à encourager les pays pour suivre ce chemin ou risquer de s’isoler davantage », indique-t-il.
Les États-Unis n’ont jamais accepté le changement de régime d’une manière inconstitutionnelle en 2009 et leur position n’a pas varié sur la question. Des sujets de frictions ont émaillé les relations entre eux et la Haute autorité de la transition.
Le pays de l’Oncle Sam n’a plus nommé d'ambassadeur après le départ de Niels Marquardt. Un autre chargé d’affaires remplacera Eric Stromayer.
Jean Rakotondrabe, président de commission des Affaires étrangères et des relations internationales au Congrès de la transition, qualifie le discours comme étant celui « de quelqu’un qui est sur la défensive ». « Ils - États-unis- appréhendent peut-être d’être mal jugés. Ils commencent à se rendre compte des réalités qui évoluent sur le terrain. Le problème c’est que notre mouvement était en avance sur ceux de la Tunisie ou de l’Égypte, sinon les choses auraient été autrement », analyse-t-il.
Jean Rakotondrabe soutient que « personne n’a demandé officiellement le départ des Américains ». « Par contre, nous n’avons pas de leçon à recevoir d’eux en matière de démocratie. Nous avons également la nôtre pour ne citer que le cas du gouvernement d’union nationale, regroupant des sensibilités issues des différents horizons », rétorque-t-il. « La liberté d’expression est palpable. Loin de la situation du temps du précédent régime », compare-t-il.
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Puisque la liberté de la presse découle de deux droits humains fondamentaux, la liberté d’expression et le droit à l’information, elle nous donne des droits. Droits que nous ne saurons séparer des devoirs et responsabilités inhérents à la profession du journaliste. Le respect des droits d’autrui, les valeurs démocratiques, l’ordre public et le bien-être général sont les seules limites que nous nous imposons. Le code de déontologie du Groupe L’Express de Madagascar que nous présentons aujourd’hui, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, définit les grandes lignes des principes que nous nous efforçons de respecter dans l’exercice de notre métier.