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Et c’est à cette association que vient d’écrire l’avocat Saïd Larifou, président du Ridja (Rassemblement pour une initiative de développement avec une jeunesse avertie). L’ancien candidat aux élections présidentielles aux Comores sollicite le concours de l’association pour l’aider à « lutter contre la corruption qui s’installe sérieusement et en toute impunité, dans le paysage politico administratif des Comores ».
Saïd Larifou le rappelle : « Jusqu’à une date récente, la corruption se manifestait chez nous par une réaction de survie et correspondait plutôt à la corruption administrative quotidienne, dans les services publics dont la solution est à la portée des moyens juridiques et humains dont dispose notre pays ».
Corruption mafieuse
Cependant, depuis cinq ans, les choses changent. « La corruption aux Comores est devenue internationale. Elle prend une forme particulièrement grave et préoccupante car elle se trouve désormais au cœur de la vie économique et politique du pays et implique des organisations et des personnes de nationalité étrangère dont l’identité est incertaine », soutient l’avocat dans son courrier. « Elle a, de ce fait, pris la forme d’une corruption de type mafieux ».
Des dirigeants sont impliqués et s’associent avec « des soi-disant investisseurs qui, pour pouvoir blanchir des activités illicites, opèrent volontairement à perte dans les secteurs de l’hôtellerie, la presse, la télécommunication, les finances avec des flux financiers massifs et importants qui échappent au contrôle de l’État comorien, ce qui se traduit donc par une criminalisation du politique ».
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Puisque la liberté de la presse découle de deux droits humains fondamentaux, la liberté d’expression et le droit à l’information, elle nous donne des droits. Droits que nous ne saurons séparer des devoirs et responsabilités inhérents à la profession du journaliste. Le respect des droits d’autrui, les valeurs démocratiques, l’ordre public et le bien-être général sont les seules limites que nous nous imposons. Le code de déontologie du Groupe L’Express de Madagascar que nous présentons aujourd’hui, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, définit les grandes lignes des principes que nous nous efforçons de respecter dans l’exercice de notre métier.