C’est ici que Jacques Berthieu a vécu ses dernières heures. Ce prêtre jésuite, missionnaire à Madagascar à partir de 1880, est respecté par les catholiques malgaches pour avoir été leur premier martyr chrétien. Cet homme de foi a été assassiné à l’âge de 58 ans par les Menalamba, un groupe d’activistes extrémistes très conservateurs, nationalistes disent certains historiens, qui ont lutté contre l’invasion des Vazaha, les étrangers. En essayant de leur échapper, Jacques Berthieu s’est caché dans une maison du village d’Ambohibemasoandro, laissant ses disciples fuir. A-t-il été dénoncé   Personne ne le sait. Toujours est-il que les Menalamba l’ont trouvé et l’ont d’abord blessé d’un coup de hache à la tête. Toujours conscient, il a été traîné sur le chemin qui relie le village à Ambiatibe, pour 15 kilomètres d‘agonie. Plusieurs fois, ses assaillants lui ont proposé de renier sa foi, contre quoi il serait respecté et admiré des Menalamba. Il a refusé. L’histoire raconte que les premières balles tirées sur lui ne l’ont pas atteint et que les Menalamba ont commencé à redouter le Dieu que priait Jacques Berthieu. L’homme pourtant n’était pas immortel et a succombé aux coups de fusils.

Maeva Comercy (Stagiaire)

Lire aussi :  Question à Mamy Rakotondraina : « Exploiter le relief naturel pour valoriser l’Analamanga »