Un style de danse chorégraphique fait fureur, actuellement. C’est moderne, rythmique, énergique et tendance : ces caractéristiques du street jazz pourraient  convaincre plus d’un à le pratiquer ou s’y initier.

Lancé par le chorégraphe américain Brian Friedman, le street jazz est une discipline de danse très en vogue en ce moment. Presque tous les clips tendance adoptent ce style dans leur chorégraphie. Le street jazz est un savant mélange de hip-hop et de modern jazz, avec un peu plus de rythmes et d’énergie. Il s’inspire beaucoup de la musique pop actuelle, celle qui a fait la renommée de la « queen » Beyoncé, de la diva Rihanna, ou de la fameuse Britney Spears. En France, ce style est devenu populaire grâce au danseur Yanis Marshall dont la chorégraphie, faite par des hommes dansant avec des chaussures à talons hauts, continue de marquer les esprits, avec des milliers de vues sur Youtube.
À Madagascar, le street jazz compte des adeptes convaincus. De fait, il est dispensé au sein de l’Académie de danse K’Art à Antanimena, depuis le mois de septembre 2017, par Antsa Ramakavelo.

Les garçons sont enthousiastes  à cette discipline très en vogue.  

Les garçons sont enthousiastes à cette discipline très en vogue.

« J’ai découvert le street jazz en France. J’ai assisté au cours d’Yanis Marshall. Au début, je n’ai pas du tout réussi à suivre les mouvements. Mais, j’ai accroché comme ça me plaisait. Il y a beaucoup d’énergie, en même temps il y a du feeling, et de la sensualité », raconte-t-elle.
« C’est très féminin. En fait, c’est l’énergie hip-hop avec une concentrée de sensualité », ajoute-t-elle avec passion.

De l’énergie, de la synchronisation dans chaque figure et une expression parfaite sont les bases d’une chorégraphie réussie.   

De l’énergie, de la synchronisation dans chaque figure et une expression parfaite sont les bases d’une chorégraphie réussie.

Synchronisation
Cette nouvelle discipline regroupe, actuellement, une quinzaine d’élèves au sein du K’Art. Ils ont entre quinze et trente ans à suivre une séance d’une heure par semaine. Antsa Ramakavelo commence toujours son cours par quelques minutes d’échauffement pour bien préparer le corps. Une série d’étirements, de stretching et quelques techniques pour réaliser les différentes figures s’en suivent. Et sous les rythmes de la musique, le groupe travaille sur la synchronisation des mouvements et l’expression de chaque danseur. Ils arrivent à maîtriser une chorégraphie par mois.
« On travaille sur une nouvelle chorégraphie, chaque début de mois, et on essaie de bien la maîtriser au bout de quatre séances sans pression, tout en prenant compte la capacité d’apprentissage de chaque élève », mentionne Antsa.

L5
« Il faut respecter tous les côtés techniques inspirés de la culture musicale actuelle.  On est là pour danser. Ce qui veut dire qu’on s’amuse, on s’éclate, et on se lâche un peu en travaillant», précise-t-elle dans un sourire.
Opter pour une tenue de sport, de préférence des joggings ou des leggings et des chaussures légères ou des chaussures de jazz pendant l’entraînement pour le maximum de confort, conseille la spécialiste du street jazz lequel dévoilera toute sa splendeur pendant le marathon de la danse du samedi 27 janvier à partir de 14 h30 au K’Art à Antanimena.

L6

Des bienfaits avérés

Le street jazz fait travailler presque tous les muscles du corps. Il donne de la souplesse et favorise les coordinations des mouvements en réalisant les différentes figures de cette
discipline. Le street jazz aide à évacuer le stress et entretient la silhouette dans la bonne humeur. C’est une autre façon de reprendre son corps en main.

Textes - Ricky Ramanan
Photos: Fournies