Opinions | L'Express de Madagascar – Actualités en direct sur Madagascar
ARCHIVE
24.05.2017 | 8:30
Apprendre à apprendre

«Quand un pays essaie de convaincre un autre pays, il est également important de persuader le peuple de ce pays». Voilà le crédo de la soft power par la diplomatie culturelle. Depuis juillet 2000, se tient chaque année à Paris le Japan Expo, le plus grand salon au monde dédié à l’univers du Japon. Au […]

24.05.2017 | 8:29
Homosapiens madagascariensis

Un spécimen à part avec des spécificités complexes. Oui, un complexe comme complexe de supériorité ou d’infériorité mais un grand complexe surdimensionné. Le mythe du père est un poids que la société malgache subit jusque de nos jours. Le père est l’homme, peu importe les irresponsabilités, les incompé­tences et les déboires qu’il fait, le père […]

24.05.2017 | 8:28
Ho anareo fatra-mpanenjika ny Franc-Maçonnerie

Mahagaga ahy ny fahasahian’ny mpitondra fivavahana sasany, noheverina mba nandalo fianarana ambony ara-teolojia, anefa mandainga imaso imaso izao rehefa miresaka Franc-Maçonnerie. Mampalahelo ahy ny olona mihinana amam-bolony izao rehetra hita sy re tanisain’ny hafa rehetra izao. Mampatahotra ahy ny fisainana sasany eto Madagasikara raha izay diso ao amin’ny Wikipédia no hanaovana «copier-coller» ombieny ombieny ka […]

23.05.2017 | 8:30
Apprendre à apprendre

L’ère Meiji, ou «règne des Lumières», s’ouvre le 9 novembre 1867. Le Japon brisait son insularité et allait s’inspirer des meilleures réalisations de l’Occident. Même le bushido, le Code d’honneur des samouraïs, est affecté quand, en 1871, l’empereur abolit la hiérarchie héritée des shoguns, ces Maires du palais détenteurs du pouvoir réel depuis 1616. Les […]

23.05.2017 | 8:29
De l’indépendance retrouvée aux Républiques instables

Après avoir retrouvé son indépendance en 1960, la Grande Île ne parvient  pas à consolider ses institutions républicaines. En l’espace d’un demi-siècle, Madagascar a connu quatre républiques dont les présidents élus  au suffrage universel ont tous été destitués avant la fin de leur mandat, soit par la rue, soit par un vote de déchéance : Tsiranana en 1972, Ratsiraka en 1991, Zafy en 1996, Ravalomanana en 2009. Quel que soit le type du régime, le pouvoir est confronté à l’exercice d’un équilibre instable permanent. En 1991 et en 2011, les Malgaches ont dit non à un pouvoir présidentiel fort et voté une constitution renforçant le pouvoir des députés. Mais cela s’est traduit en 1996 par l’empêchement définitif du Président Zafy, voté par sa propre majorité composée de ses anciens compagnons de lutte. En 2015, la déchéance du Président HeryRajaonarimampianina a été votée par 121 députés sur 151; mais leur vote n’a pas été reconnu par la HCC, en contrepartie d’un « pacte de responsabilité » jamais mis en œuvre. En deux tentatives de régime semi-parlementaire, l’Assemblée Nationale a déclenché la procédure de déchéance du Président de la République. À travers ses tractations et son pouvoir d’empêcher définitivement  le Président de la République, le régime semi-parlementaire a  transformé l’Assemblée Nationale en un terrain favorable à la corruption. En effet, c’est à partir de 1993 que la dotation des voitures 4×4 est devenue une exigence des députés ; si le Président de la République résiste à leur exigence, il fait l’objet de chantage et risque la déchéance. On peut dire que malgré l’implication directe des hommes, l’instabilité politique chez nous  est avant tout un problème structurel et culturel. D’un côté, la République est construite sur un double fondement, ethnique conformément à une monarchie centralisatrice, et occidental conformément à une administration française fortement centralisée aussi à l’époque. Par ailleurs, le fonctionnement de la vie politique est dépendant d’un parti dominant entouré d’une multitude de partis sans structure, sans couverture territoriale, sans formation des adhérents, sans projet de société. En fait, nous avons un parti du pouvoir qui s’appuie en même temps sur des partis satellites que sur les prérogatives des puissances publiques, sans avoir une opposition démocratique solide. Or, un État républicain doit marcher sur deux pieds, l’un étant celui du pouvoir, l’autre celui de l’opposition. D’un autre côté, de forts soupçons de détour­nement des voix font que le verdict des urnes est toujours perçu comme le résultat de fraudes. Depuis les premières années de l’indépendance, la République est dirigée par des Présidents issus des élections falsifiées ou contestées, à l’exception du Pr Zafy en 1993. Le transfert de l’organisation électorale du Ministère de l’Intérieur à la CENI n’a pas jusqu’à présent donné des résultats convaincants. Aujourd’hui, la Conférence épiscopale des Évêques catholiques et la société civile tirent la sonnette d’alarme. Le FFKM et plusieurs leaders politiques appellent à la refondation de la République pour guérir ce mal profond d’instabilité du pouvoir. Leur appel est repris dans la loi sur la réconciliation communautaire. Il n’y a pas de miracle. Tout dépend de notre volonté de mettre fin à cette situation qui nous bloque d’avancer. Il nous faut libérer la parole de tous les Malgaches jusqu’à la base (any ifotony), et organiser des structures de dialogue pour que chacun puisse s’exprimer sur les problèmes de la société et sur son avenir. Cette refondation devrait aboutir à améliorer la constitution que nous devons absolument appliquer avec rigueur et honnêteté, garantir le bon fonctionnement de l’État de droit, restructurer l’organisation de la vie politique et surtout éduquer les Malgaches à devenir des citoyens de la République. Par André Rasolo

22.05.2017 | 8:30
Défense de savoir

Ahurissant. Le mot n’est pas assez fort pour qualifier la démolition, la semaine dernière de l’école primaire publique à Androranga dans la ville de Toamasina. Un établissement construit par le Rotary international, il y a vingt ans, pour un montant de plus de 400.000.000 mil­lions d’ariary. Voilà une décision qui ne justifie pas et que […]

22.05.2017 | 8:29
Dead Poets Society

Dans une salle de classe sobrement décorée, tandis qu’un camarade lit, Todd Anderson se lève, monte sur son pupitre en clamant les fameux vers de Walt Whitman : « Oh capitaine, mon capitaine ! » Un petit homme aux cheveux blancs,en charge du cours, le somme de descendre. C’est alors qu’un autre élève l’imite, monte à son tour […]

22.05.2017 | 8:28
Revoir Tana…

Il semble de plus en plus difficile de redécouvrir Antananarivo et ses environs avec un œil neuf, dès lors qu’on a vécu ici assez longtemps. Assez longtemps, pour avoir vu le visage décharné de la capitale, le peu de cas que l’on fait de la transmission du patrimoine tant par la connaissance que par l’appropriation. […]

20.05.2017 | 8:00
Motodidacte

Un ministre à moto, cela n’existe qu’au Danemark ou en Norvège. Il en existe aussi à Madagascar même si l’utilisation n’est pas la même. Dans les pays nord-européens c’est le principal moyen de déplacement, si ce n’est une bicyclette, pour un membre du gouvernement qui prend le transport public à d’autres occasions tandis que chez […]

20.05.2017 | 7:59
un enfant de plus

Tous les silences ne font pas les mêmes bruits. Un autre enfant, marchandise d’une bande de mercenaires. Il y a à peine un mois, un autre a été sous l’emprise de malfaiteurs. Les ventres qui ont porté des enfants se contractent de douleur à la seule idée qu’un jour cela peut leur arriver. Car finalement, […]