La solidarité en action. La plupart des taximen qui avaient déjà les nouvelles lanternes imposées par la Commune, les ont enlevées, hier. En effet, une centaine de lanternes ont déjà été reparties sur les 7 000 taxis de la capitale. Mais les taximen semblent ne plus vouloir reculer et refusent d’utiliser de nouvelles lanternes. Selon Andry Rakotoarimanana, chauffeur de taxi, « Il est toujours agréable d’innover, mais le fait que les lanternes deviennent des supports publicitaires ne peut pas être accepté ». Celui-ci regrette, par ailleurs, que les vieux taxis ne puissent pas porter ces lanternes. « Nous devons peindre notre voiture alors que nous n’avons pas les moyens pour cela », se plaint-il.
Un contrat est soumis à chaque transporteur après réception de la lanterne.
« J’ai accepté de prendre la nouvelle lanterne et j’ai signé le contrat après la contre-visite car j’avais peur que la Commune confisque la licence de ma voiture », explique Faly Gabriel Randrianarivo.
En outre, les taximen se retrouvent comme n’étant qu’emprunteur des lanternes car il s’agit d’un contrat de prêt de matériel. « Plusieurs points sont relatés dans ce contrat, mais la plupart des taximen n’arrivent pas à les lire convenablement car tout de suite après la contre-visite, les taximen sont contraints de signer le contrat à la va-vite. De plus, le niveau intellectuel de certains taximen ne leur permet pas de comprendre les clauses du contrat », souligne Clémence Raharinirina, présidente de l’association des chauffeurs de taxi (FTAR). En effet, le contrat qui est rédigé en français, est compliqué car truffé de termes juridiques. Sa lecture s’avère aussi fastidieuse du fait que les caractères sont petits.

Mamisoa Antonia