Un sergent-chef en fonction, un fugitif de la prison de Tsiafahy et trois mercenaires impliqués dans un trafic d’armes ont été placés sous mandat de dépôt à Antanimora.

Un militaire, un évadé et trois aventuriers ont été écroués à Antanimora, hier. Un homme, qui a un pistolet automatique en sa possession, est activement recherché après l’arrestation qui s’est déroulée à Vassacos, jeudi 3 août. Des renseignements parvenus aux mains de la police affirment qu’un groupe de trafiquants d’armes serait suspecté à Ivato. Le chef de brigade criminelle (BC) section 4 s’est alors fait passer pour un acheteur, pour permettre l’investigation et le coup de filet. Les vendeurs et lui se sont ensuite donnés rendez-vous à Vassacos, pour conclure le marché. Le
sergent-chef et ses trois
hommes de main se sont fait cueillir. « Le revolver n’était pas sur eux, mais gardé par leur autre complice guetteur un peu plus loin, lequel a pu s’échapper lors de l’arrestation », a signalé une source au sein de la BC4.
Des coups de feu ont retenti lors du coup de filet de la police. « Le sergent-chef a essayé de nous affronter, alors qu’il était mains nues. Ce qui nous a amené à faire des tirs de sommation notamment pour disperser la foule », a indiqué un policier qui s’est également rendu sur place. Le guetteur a pris ses jambes à son cou.
Evadé
Tous les cinq ont été directement embarqués à la BC d’Anosy. La police judiciaire essaie de les identifier. « L’on a découvert que le sergent-chef est toujours en fonction dans un régiment dans la capitale. L’un de ses complices s’est évadé de la prison de Tsiafahy et n’a pas encore purgé sa peine », a précisé le commissaire Alexandre Ranaivoson, chef de service de l’information de la police nationale.
Fixés sur leur sort, tous les cinq sont mis sous les verrous. Le détenteur du pistolet automatique serait toujours un militaire, selon une enquête préliminaire. Cette affaire est le deuxième cas dans lequel sont épinglés des éléments des forces armées après celui d’un braquage survenu à Sabotsy Name­hana, jeudi 15 juin. Le soldat qui en était l’un des auteurs principaux a réussi à s’échapper lors de sa garde à vue à la gendarmerie locale.

Hajatiana Léonard